La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.

Nomination de Paul-Jacques Hulot à la tête du Moulin du Roc, scène nationale de Niort  02/07/2012

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, et Geneviève Gaillard, députée-maire de la ville de Niort, en accord avec Ségolène Royal, Présidente de la région Poitou-Charentes , ont donné leur agrément à la proposition unanime du jury, réuni le 19 juin 2012, de nommer Paul-Jacques Hulot à la tête du Moulin du Roc, Scène nationale de Niort.

Âgé de 47 ans, Paul-Jacques Hulot, après avoir été directeur de production à Karwan, Pôle de développement des arts de la rue et des arts du cirque, à Marseille, a dirigé la Faïencerie, scène conventionnée de Creil.

Homme de dialogue, son projet de renouvellement artistique et culturel pour le Moulin du Roc a été élaboré à partir d'une juste et sensible compréhension du territoire. En portant une attention à la fois aux artistes, aux œuvres contemporaines du spectacle vivant et du cinéma, à la diversification des publics et, en particulier, aux publics adolescents, Paul-Jacques Hulot propose de conjuguer patrimoine artistique et innovation, et de construire pour la scène nationale une ambition européenne tournée vers la jeunesse.

Photo : Le Moulin du Roc à Niort © DR.

>> moulinduroc.asso.fr

Communiqué du Ministère de la Culture et de la Communication du 2 juillet 2012.

Lire les autres brèves.
La Rédaction

Avignon 2012 - Une nouvelle politique publique pour la création musicale ?  28/06/2012

© Christophe Raynaud de Lage.
Dans le cadre du "Débat public de la cour Saint-Louis" du Festival d'Avignon, une table-ronde intitulée "Une nouvelle politique publique pour la création musicale ?" aura lieu le lundi 9 juillet 2012 de 15 h à 17 h, Cour du Cloître Saint Louis à Avignon.

> Garantir une politique nationale de soutien à la création musicale et à sa diffusion, en concertation avec les collectivités locales et au regard du cadre législatif européen.

> Repenser la place de la création musicale dans le cadre d'un dispositif de type Centre National de la Musique, entre musique de répertoire et industrie musicale.

> Défendre la diversité des expressions musicales mais aussi les droits des créateurs dans une économie numérique.

Cette table-ronde est organisée par Futurs Composés (Réseau national de la création musicale), en association avec l'Afijma (Association des festivals innovants en jazz et musiques actuelles), la Famdt (Fédération des associations en musiques et danses traditionnelles), France Festivals (Fédération française des festivals de musique et du spectacle vivant), Grands Formats (Fédération des grands ensembles de jazz et de musiques à improviser) et Zone Franche (Réseau des musiques du monde).

Les représentants de l’Adami (Administration des Droits des Artistes et Musiciens Interprètes), de l’Association de préfiguration du CNM (Centre National de la Musique), des collectivités territoriales, de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication au Sénat, du CNV (Centre National du Spectacle Vivant), du Ministère de la Culture et de la Communication, de la Sacem (Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de musique), de la Spedidam (Société de perception et de distribution des droits des artistes-interprètes) et des différents réseaux organisateurs seront présents.

Intervenants définitifs et programme complet à venir sur
>> futurscomposes.com

Les fédérations organisatrices regroupent plus de 400 structures françaises et européennes dans les domaines des musiques contemporaines, du jazz et des musiques improvisées, des musiques traditionnelles et du monde : centres culturels de rencontres, centres nationaux de création musicale (CNCM), compagnies et collectifs, compositeurs, éditeurs, ensembles musicaux, festivals, labels, musiciens, scènes nationales et conventionnées, structures de diffusion, structures d'information, structures de production, etc.

Lundi 9 juillet 2012 de 15 h à 17 h - Cour du Cloître Saint Louis à Avignon.

Photo : Cour du Cloître Saint-Louis, conférence bilan du Festival d'Avignon 2010 © Christophe Raynaud de Lage.

Lire les autres brèves.
La Rédaction

Gouvernance Sacem : nouveau Conseil d'administration et nomination d'un nouveau Directeur général  21/06/2012

Mardi 19 juin a eu lieu l'Assemblée générale extraordinaire qui modifie les statuts de la société Sacem. Lors des Assemblées générales extraordinaire et ordinaire, les sociétaires de la Sacem ont ratifié la proposition du Conseil d'administration de modifier les statuts de la société afin d'en simplifier l'organisation et le fonctionnement. Le Directoire devient une Direction générale, selon une formule communément retenue par les autres sociétés d'auteurs françaises ou européennes.

À l'issue de ces assemblées, les membres du Conseil d'administration 2012-2013 sont :
Wally Badarou, compositeur ; Alain Chamfort, compositeur ; Thierry Communal, éditeur ; Jean Fauque, auteur ; Nicolas Galibert, éditeur ; Rémy Grumbach, auteur-réalisateur ; Donald Kent, auteur-réalisateur ; Sylvain Lebel, auteur ; Caroline Molko, éditeur ; Jean-Max Rivière, auteur ; Christian de Ronseray, éditeur ; Richard Seff, auteur.

Le mercredi 20 juin, le Conseil d'administration s'est réuni et a désigné son Bureau ; et, en application des statuts votés en Assemblée Générale, a nommé Jean-Noël Tronc Directeur général de la Sacem, pour un mandat d'une durée de 3 ans, renouvelable chaque année en Assemblée générale. Il succède à Bernard Miyet, Président du Directoire depuis 2001.

Composition du bureau.
Président : Laurent Petitgirard ; Vice-présidents : Jean-Marie Moreau, Jean-Claude Petit, David Séchan ; Trésorier : Christian Gaubert ; Trésorier adjoint : Bruno Lion ; Secrétaire général : Arlette Tabart ; Secrétaire général adjoint : Dominique Pankratoff.

Laurent Petitgirard, Président du Conseil d'administration de la Sacem, précise : "Au nom du Conseil d'administration, je tiens à remercier Bernard Miyet et les équipes de la Sacem pour leur engagement au service du droit d'auteur et je salue l'arrivée de Jean-Noël Tronc qui permet aux auteurs, compositeurs et éditeurs, d'envisager l'avenir avec confiance et détermination."

Éléments biographiques de Jean-Noël Tronc, Directeur général de la Sacem.
Diplômé de l'Institut d’Études Politiques de Paris et de l'Essec, Jean-Noël Tronc a travaillé pour le Parlement européen, puis chez Andersen Consulting et au Commissariat général du Plan, avant de devenir conseiller "nouvelles technologies" du Premier ministre de 1997 à 2002. Après cinq ans chez France Telecom/Orange (2002-2007) où il fut notamment directeur d'Orange France, il a été PDG durant trois ans de Canal+ Overseas qui regroupe les activités de télévision payante du groupe Canal Plus dans l'Outre-Mer et à l'international.
Son expérience publique, privée et internationale, dans les médias et les télécommunications ainsi qu'une maîtrise des enjeux des réseaux numériques ont convaincu le Conseil d'administration de la Sacem.
Passionné de toutes les musiques, engagé dans la défense du droit d'auteur, il a toujours défendu la nécessité d'une régulation d'Internet. Il est ainsi à l'origine de l'extension aux supports numériques de la rémunération pour copie privée et de la création du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique.

Pour mémoire :
Les membres du Conseil d'administration sont élus par les sociétaires pour trois ans (deux ans pour les auteurs-réalisateurs).
Chaque année, le 3e mardi du mois de juin, les membres de la Sacem sont appelés à renouveler le mandat des administrateurs par tiers et par catégorie. Une fois constitué, le Conseil d'administration élit son Bureau qui comprend un président, trois vice-présidents, un trésorier et son adjoint, un secrétaire général et son adjoint.

>> sacem.fr
Photo : Laurent Petitgirard © DR.

Communiqué de presse Sacem du mercredi 20 juin 2012.

Lire les autres brèves.
La Rédaction

Appel à candidatures des Scènes Ouvertes Européennes Jeunes Aventuriers  19/06/2012

Dans le cadre de la 8e édition du Festival "Les Aventuriers" (du 11 au 21 décembre 2012), sont organisées les Scènes Ouvertes Jeunes Aventuriers qui s’adressent aux artistes ou groupes ayant des ambitions professionnelles dans les musiques actuelles. Pour participer à celles-ci, un appel à candidature est lancé sur la France et l'Europe jusqu'au 15 septembre 2012.

L'année dernière, le lauréat fut le trio rennais Eat Your Toys qui s'est retrouvé, le vendredi 16 décembre 2011, sur la grande scène du festival, en première partie des groupes Toxic Avenger et Nasser.

Pour pouvoir participer, les artistes ou groupes doivent avoir effectué au moins quatre concerts en conditions professionnelles entre novembre 2011 et mai 2012.

La sélection des trois artistes retenus aura lieu sur la scène de l’Espace Gérard Philipe, le samedi 20 octobre 2012 à partir de 19 h 30, devant un jury de professionnels. L’artiste ou le groupe retenu se produira en 1ère partie de la grande scène Live des Aventuriers lors de l’édition 2012, et sur deux dates en salles parisiennes en 2012/2013. Le groupe bénéficiera d’une prise en charge complète : hébergement, transport et cachet concert.

Pour participer, il vous suffit d’envoyer un dossier de presse, un document attestant des quatre concerts et un CD de 4 titres minimum à l’adresse suivante :
Assia Bouchebita,
Fontenay-en-scène/Service Culturel,
Les Jeunes Aventuriers/Scènes Ouvertes Européennes,
166, boulevard Galliéni, 94120 Fontenay-sous-Bois.

Pour plus d’informations : 01 49 74 79 10.
lesaventuriers@fontenay-sous-bois.fr
>> festival-les-aventuriers.com
Photo : le trio rennais Eat Your Toys, lauréat de l'édition 2011 DR.

Lire les autres brèves.
La Rédaction

Palmarès des Prix de la Critique 2012  14/06/2012

Mardi 14 juin 2012 à 11 heures ont été remis les Prix de la Critique 2012 aux Bouffes du Nord. Fondé en 1877, le Syndicat professionnel de la Critique de Théâtre, de Musique et de Danse a pour buts de resserrer les liens de confraternité entre ses membres, de défendre leurs intérêts moraux et matériels, d’assurer la liberté de la critique. Il regroupe aujourd’hui 140 journalistes de la presse écrite et audiovisuelle, française et étrangère. Il décerne chaque année des Prix pour le Théâtre, la Musique et la Danse, rendant ainsi hommage aux artistes qui ont marqué la saison.

Palmarès 2011/2012 Théâtre

Grand Prix (meilleur spectacle théâtral de l'année) : "Peer Gynt" de Henrik Ibsen, mise en scène Éric Ruf (Comédie-Française).

Prix Georges-Lerminier (meilleur spectacle théâtral créé en province) : "Jan Karski (Mon nom est une fiction)" d’après le roman de Yannick Haenel, mise en scène Arthur Nauzyciel (CDN Orléans/Loiret/Centre - Festival d’Avignon).

Meilleure création d'une pièce en langue française : "Clôture de l'amour", conception et réalisation : Pascal Rambert (Festival d’Avignon - Théâtre de Gennevilliers).

Meilleur spectacle étranger : "Antigone" de Sophocle, mise en scène Adel Hakim (Théâtre national Palestinien - Théâtre des Quartiers d’Ivry).

Prix Laurent-Terzieff (meilleur spectacle présenté dans un théâtre privé) : "LE FILS" de Jon Fosse, mise en scène Jacques Lassalle (Théâtre de la Madeleine).

Meilleure comédienne : Emmanuelle Béart pour "Se trouver" de Luigi Pirandello, mise en scène Stanislas Nordey (Théâtre national de Bretagne - Compagnie Nordey - Théâtre national de La Colline).

Meilleur comédien : Claude Duparfait pour "Des arbres à abattre" d’après le roman de Thomas Bernhard, mise en scène Claude Duparfait et Célie Pauthe (Théâtre national de La Colline).

Prix Jean-Jacques Lerrant (révélation théâtrale de l’année) : Jean Bellorini pour "Paroles gelées" d’après l’œuvre de François Rabelais (Théâtre national de Toulouse - Compagnie Air de Lune - Théâtre Gérard-Philipe Saint-Denis).

Meilleur créateur d'éléments scéniques : Christian Lacroix pour les costumes de "Peer Gynt" de Henrik Ibsen, mise en scène Éric Ruf (Comédie-Française).

Meilleur compositeur de musique de scène : Vincent Leterme pour "Peer Gynt" de Henrik Ibsen, mise en scène Éric Ruf (Comédie-Française).

Meilleurs livres sur le théâtre : "Dans le désordre" (Actes Sud) et "La Brûlure du Monde" (Les Solitaires intempestifs) de Claude Régy.

Palmarès 2011/2012 Musique

Grand Prix (meilleur spectacle lyrique de l’année) : Remis à la Fondation Royaumont pour son action de formation des jeunes chanteurs à l’occasion de "Katia Kabanova" de Janacek, mise en scène André Engel, direction musicale Irène Kudela (Bouffes du Nord).

Prix Claude-Rostand (meilleur spectacle lyrique créé en province) : "Parsifal" de Wagner, mise en scène François Girard, direction musicale Kazushi Ono (Opéra de Lyon).

Meilleure création musicale : "Polieukt" de Zygmunt Krauze, mise en scène Jorge Lavelli, direction musicale Ruben Silva (Théâtre du Capitole de Toulouse).

Meilleur créateur d'éléments scéniques : Nicolas Buffe pour la conception visuelle et les costumes de "Orlando Paladino" de Joseph Haydn (Théâtre du Châtelet).

Personnalité musicale : le pianiste Bertrand Chamayou, pour sa contribution à l’Année Liszt.

Révélation musicale : le pianiste François Dumont.

Meilleurs livres sur la musique : "Au cœur de l'orchestre" Essai de Christian Merlin (Fayard) et "Ricardo Viñes, un pèlerin de l'absolu" Monographie de Mildred Clary (Musicales Actes Sud).

Meilleure diffusion musicale audiovisuelle : "Pelléas et Mélisande" de Claude Debussy, mise en scène Robert Wilson, direction musicale Philippe Jordan, captation de Philippe Béziat, en direct de l’Opéra de Paris le 16 mars 2012 sur les sites operadeparis.fr et medici.tv/ et diffusé en streaming.

Prix de l'Europe francophone : "L’Equivoco Stravagante" de Gioacchino Rossini, mise en scène Stefano Mazzonis di Pralafera, direction musicale Jan Schultz (Opéra Royal de Wallonie / Liège).

Palmarès 2011/2012 Danse

Grand Prix : "Une dernière chanson" de Thierry Malandain, sur des musiques du Poème Harmonique de Vincent Dumestre (Opéra national de Reims).

Personnalité chorégraphique de l'année : Kathryn Bennett et le Ballet des Flandres pour leur travail de reconstruction des grands ballets de William Forsythe.

Meilleur livre sur la danse : "Le Surgissement créateur - Jeu, hasard ou inconscient" de Véronique Alexandre Journeau (Ed. L’Harmattan).

Photo : Jan Karski (Mon nom est une fiction) © Frédéric Nauczyciel - Centre Dramatique National Orléans Loiret Centre.

Lire les autres brèves.
La Rédaction

La Sacem "salue les copains" de la Fête de la musique 2012 !  13/06/2012

La Sacem "salue les copains" de la Fête de la musique 2012 !
Le jeudi 21 juin 2012 aura lieu la 31e édition de la Fête de la Musique sous le signe des cinquante ans de la Pop...

1962 : c’est l’avènement de la Pop et du Yéyé qui influencera et bouleversera toute une génération au travers de mouvements sociaux importants, d’une nouvelle mode, d'un langage singulier, d’émissions radio et de journaux comme "Salut les copains !".

Ce mouvement demeure sans équivalent en termes d'engouement populaire dans toute l'histoire de la chanson en lui accordant une place légitime dans les médias.

La Fête de la Musique célèbre tous les auteurs, compositeurs, artistes-interprètes, musiciens amateurs ou professionnels, chorales, harmonies, fanfares et orchestres…

Une journée en l’honneur de tous ceux qui créent la musique, l’interprètent et la font vivre !

La Sacem se joint à tous les amoureux de la musique pour fêter cet événement en accordant exceptionnellement, et dans le respect de certaines conditions, des autorisations gratuites.

Ainsi, pour les 40 millions d’œuvres françaises et étrangères représentées par la Sacem, les organisateurs de concerts - dont le budget artistique n’excèdera pas un seuil préalablement défini ou au cours desquels les artistes se produiront bénévolement - n’auront pas à acquitter la redevance de droits d’auteur.

Les exploitants de bars, cafés et brasseries pourront également bénéficier de cette autorisation gratuite dès lors qu’ils accueilleront dans leurs établissements des chanteurs et musiciens qui joueront à titre gracieux.

Communiqué de presse Sacem - Fête de la Musique 2012.

>> sacem.fr

Lire les autres brèves.
La Rédaction

Thierry Lalo lauréat du Prix Maurice-Yvain 2011  08/06/2012

Louis Dunoyer de Segonzac, président de la Commission musique de la SACD, a remis lundi 4 juin 2012 le Prix Maurice-Yvain à Thierry Lalo, en présence de Sophie Deschamps, présidente du Conseil d’Administration de la SACD, de Pascal Rogard, directeur général, de Janine Lorente, directrice générale adjointe et du Conseil d’Administration de la SACD.

Ce prix créé en 1972 à l’initiative de l’épouse de Maurice Yvain, récompense un compositeur de musique légère ou d’opérette.

Après des études classiques, Thierry Lalo - pianiste, compositeur, arrangeur et chef de chœur - a été tout autant influencé par le jazz "mainstream" (Bill Evans, Miles Davis, Horace Silver, Duke Ellington, Nestico/Basie, Quincy Jones…), que par la polyphonie vocale européenne qu’il a pratiquée assidûment en tant que chanteur de 1985 à 1995.

Fondateur et directeur musical des Voice Messengers, il en est aussi - de par sa double fonction de compositeur/arrangeur et de chef de chœur - le principal "architecte". Basé à Paris, composé de 8 chanteurs de haut niveau et d’une rythmique réputée, ils sont considérés comme l’une des meilleures formations vocales en Europe. Reconnu en France par la critique spécialisée comme les héritiers naturels des Double-Six dès la sortie de leur premier album ("Un peu de ménage", 1998), l’ensemble est aussi très demandé en dehors de nos frontières. Le second album ("Lumières d’automne", 2007) lui a valu de recevoir sa première distinction internationale, le Prix du Jazz Vocal 2007 décerné par l’Académie du Jazz.

Spécialiste incontesté du jazz vocal sur la scène européenne, Thierry Lalo a également signé, depuis "Ramdam !", la musique de trois autres opéras-jazz : "Trois contes pour deux bâtons et une corde" (2004 - pour la Maîtrise de Radio-France, livret de Vincent Tavernier, création Cité de la Musique), "Le Joueur de flûte de Hamelin" (2005 - livret de Cécile Rigazio, création à Ermont), et "Boulevard du Swing" (2009 – commande du CREA, également repris à l’Opéra Bastille), ainsi que de nombreux autres arrangements et compositions originales, commandés par des groupes vocaux français, hollandais ou allemands. Son 5e opéra-jazz, en cours d’écriture, sera créé par le chœur de scène du CREA en novembre 2012 : "Pinocchio".

Pédagogue reconnu pour la direction de chœurs et d’ensembles vocaux de tous niveaux, il dirige régulièrement depuis 1992 des ateliers pour chœurs, des séminaires pour jeunes compositeurs ou des master-classes en France et en Europe. Il fait partie de divers jurys internationaux (catégories pop/rock/jazz) de concours d’ensembles vocaux. Entre 2004 et 2008, il a dirigé le Big Band des Universités de Paris (Crazy Big Band), composé de jeunes musiciens universitaires ou de conservatoires. Cet ensemble se produit régulièrement à Paris et sur diverses scènes en France ou à l’étranger (Festival de Montreux, Suisse).

Premier musicien de jazz à être récompensé en 2002 par le Prix Nouveau Talent Musique décerné par la SACD pour son opéra-jazz "Ramdam !" , Thierry Lalo reçoit cette année le Prix Maurice Yvain.

Pour en savoir plus sur le lauréat : >> thierrylalo.com
Les précédents lauréats du Prix Maurice-Yvain

Ce Prix a été décerné en 2010 à Isabelle Aboulker, en 2009 à Antoine Hervé, en 2008 à Michel Frantz, en 2007 à Patrick Laviosa, en 2006 à Thierry Boulanger et en 2004 à Didier Lockwood.

Communiqué de presse de la SACD du 4 juin 2012.
Photo : Thierry Lalo © Christian Ducasse.

Lire les autres brèves.
La Rédaction

La Sacem invite ses sociétaires à faire entendre leurs voix  24/05/2012

La Sacem invite ses sociétaires à faire entendre leurs voix
Pour renouveler un tiers des membres du Conseil d’administration et des Commissions Statutaires de la Sacem (commission des comptes, commission des programmes, commission prévue à l’article R 321-6-3 du code de la Propriété Intellectuelle, etc.), votez !

Laurent Petitgirard appelle au vote (l'assemblée générale aura lieu le 19 juin 2012) : découvrez la vidéo sur l’espace sécurisé réservé aux sociétaires.
>> Du 22 mai au 18 juin, cliquez pour voter !

Trois modes de vote au choix :
● Par voie électronique, simple, pratique, fiable et écologique
Rendez-vous sur www.sacem.fr pour découvrir les biographies des candidats et exprimer votre vote du 22 mai (9 h) au 18 juin (12 h). Vous trouverez dans votre espace sécurisé la présentation des candidats, le contenu des Assemblées générales et les modalités de vote.
Pour les sociétaires ne disposant pas encore de code d'accès à leur espace réservé, connectez-vous sur www.sacem.fr et suivez le lien "pas de code" afin de créer votre compte personnel.
Pour la troisième année, la Sacem utilise le vote électronique, s’assurant ainsi une participation optimale au scrutin.
À noter : le principe du vote électronique est une des décisions votée par le Conseil d’administration saluée par la Commission de contrôle des SPRD chargée d’examiner le fonctionnement des sociétés de gestion des droits (cf rapport de 2012).

● Par voie postale
Pour les sociétaires professionnels et définitifs, avant le 18 juin à 12 h (les modalités nécessaires sont envoyées avec la convocation).

● Sur place
Le 19 juin 2011 : 225, avenue Charles de Gaulle, 92200 Neuilly-sur-Seine, bureaux de vote ouverts de 13 h à 16 h, au 3e étage.

Les dates-clés :
Depuis le 22 mai 2012 : Ouverture des votes et accès aux documents.
18 juin 2012, 12 h : Clôture des votes électroniques.

Communiqué de presse de la Sacem du mardi 22 mai 2012.

Lire les autres brèves.
La Rédaction

Renouvellement de Thierry Malandain à la direction artistique du CCN d'Aquitaine  15/05/2012

Le ministère de la Culture et de la Communication annonce le renouvellement de Thierry Malandain à la direction artistique du Centre chorégraphique national d'Aquitaine en Pyrénées atlantiques, Ballet Biarritz. Un appel à candidatures a été ouvert en décembre dernier pour le renouvellement de la direction artistique de CCN auquel neuf artistes ont postulé.

Suite à l'audition, en accord avec la ville de Biarritz, la région Aquitaine et le département des Pyrénées Atlantiques, le ministère de la Culture et de la Communication annonce le renouvellement de Thierry Malandain à la direction du Centre chorégraphique national d'Aquitaine en Pyrénées atlantiques, Ballet Biarritz.

Après une carrière d'interprète, le chorégraphe Thierry Malandain a construit son répertoire et forgé son écriture avec sa compagnie "Le temps présent" puis à la direction du Centre chorégraphique national - Ballet Biarritz depuis 1998.

Il est aujourd'hui un chorégraphe français reconnu à travers le monde, employant le vocabulaire de la danse classique au service d'un propos contemporain.

Fondateur du Centre chorégraphique national d'Aquitaine en Pyrénées atlantiques, Ballet Biarritz, il s'engage maintenant sur un projet réaffirmé selon deux axes :
- poursuivre dans toutes ses dimensions, notamment transfrontalières, les actions et les initiatives nouvelles vers les publics et vers les professionnels ;
- piloter une coopération associant les ballets de Bordeaux et de Toulouse, au service du développement de nouveaux talents de chorégraphes d'esthétique néo-classique et classique.

Le ministère de la Culture et de la Communication félicite Thierry Malandain pour le parcours accompli ainsi que la force de ce nouveau projet.

Communiqué du Ministère de la Culture et de la Communication.

Photo : "Roméo et Juliette", création 2012 de Thierry Malandain © Olivier Houeix.
>> malandainballet.com

Lire les autres brèves.
La Rédaction

Renouvellement de Claude Brumachon et Benjamin Lamarche à la direction artistique du CCN de Nantes  15/05/2012

Le ministère de la Culture et de la Communication annonce le renouvellement de Claude Brumachon et Benjamin Lamarche à la direction artistique du Centre chorégraphique national de Nantes. Quinze artistes avaient répondu à l'appel à candidatures organisé pour le renouvellement de la direction artistique de ce CCN.

Suite à l'audition des candidats sélectionnés le 9 mai, en accord avec la ville de Nantes, la région Pays de la Loire et le département de la Loire-Atlantique, le ministère de la Culture et de la Communication, annonce le renouvellement de Claude Brumachon et Benjamin Lamarche à la direction du Centre chorégraphique national de Nantes.

Après des débuts aux Ballets de la cité de Rouen, le danseur-chorégraphe Claude Brumachon a bâti pas à pas un répertoire unique, auquel il a associé à partir de 1980 le complice de toutes ses créations, Benjamin Lamarche. Claude Brumachon signe ses pièces d'un engagement physique à la frontière de l'épuisement, où les éclats de vie succèdent aux collisions.

Ce répertoire est constamment ré-investi et diffusé par le Centre chorégraphique national de Nantes autour de ses danseurs permanents. Présenté dans le monde entier, il est aussi bien transmis à des ballets prestigieux qu'à des groupes d'amateurs, en France et à l'international.

Fondateur du CCN de Nantes en 1992, Claude Brumachon a conçu avec Benjamin Lamarche un projet en pleine continuité pour les trois ans qui cloront leur direction de cet établissement, fin 2015 : large diffusion du répertoire de la compagnie, transmission de pièces chorégraphiques à travers le monde, réalisation d'actions au plus près des territoires et notamment par la création associant des publics handicapés.

Le ministère de la Culture et de la Communication félicite Claude Brumachon et Benjamin Lamarche pour la force de leur direction tout au long des années passées et la vivacité de leur créations auxquelles il souhaite un plein rayonnement.

Communiqué du Ministère de la Culture et de la Communication.

Photo : "Absalon l'insurgé", création 2012 de Claude Brumachon © DR.
>> ccnn-brumachonlamarche.com

Lire les autres brèves.
La Rédaction

La danse dispose d’un nouveau centre de ressources à Avignon  11/05/2012

La Bibliothèque nationale de France et le Centre de développement chorégraphique - "Les Hivernales" d’Avignon viennent de signer une convention instaurant un partenariat documentaire entre les deux institutions et consacrant plus de trente ans de compagnonnage entre "Les Hivernales" et la Maison Jean Vilar.

En tant que Centre de développement chorégraphique (CDC), "Les Hivernales" d’Avignon ont une mission de centre de ressources dans le domaine de la danse. De son côté, la BnF dispose à la Maison Jean Vilar d’une antenne, rattachée au département des Arts du spectacle, qui gère une bibliothèque spécialisée en arts du spectacle. Conçue à l’origine, en 1979, comme complément au Fonds Jean Vilar, la bibliothèque de la Maison Jean Vilar a développé ses collections sur le Festival d’Avignon, mais également sur le spectacle vivant en Avignon et en région. À ce titre, elle conserve déjà un fonds sur "Les Hivernales", collecté depuis les premières années du festival (documents d’actualité, affiches, presse), et enrichi d’autres documents sur la danse.

Par la convention signée pour trois ans reconductibles, le CDC - "Les Hivernales" confie à la bibliothèque de la Maison Jean Vilar la mission du centre de ressources sur la danse. Les deux partenaires vont renforcer leurs liens pour développer la documentation sur la danse et faire connaître les ressources que la bibliothèque propose dans ce domaine.

La bibliothèque enrichira ses collections sur la danse, signalera dans le catalogue de la BnF les fonds concernant "Les Hivernales" et réservera un accueil privilégié au public, à son personnel ainsi qu’aux artistes et stagiaires qui y travaillent.

Enfin, les deux partenaires préparent conjointement le don des archives des "Hivernales" à la BnF - Maison Jean Vilar qui sera effectué courant 2012 pour une mise à disposition du public en février 2013, à l’occasion de la 35e édition du festival de danse "Les Hivernales".

Communiqué de presse de la BnF.
Photo © Gil Chauveau.

>> bnf.fr
>> hivernales-avignon.com
>> maisonjeanvilar.org

Lire les autres brèves.
La Rédaction

L’Ina signe un accord avec Jean-Christophe Averty pour la gestion de ses droits  09/05/2012

Aux termes d’un accord qui vient d’être signé, Jean -Christophe Averty a confié à l’Ina la gestion de ses droits d’auteur-réalisateur sur l’ensemble de ses Œuvres, ainsi que la conservation et la sauvegarde des supports correspondants.

L’Ina devient ainsi le dépositaire unique de l’ensemble des œuvres télévisuelles et radiophoniques de ce prestigieux réalisateur, et se voit confier la mission de valoriser l’ensemble de celles-ci pour tous modes d’exploitations, et dans le monde entier. L’Ina se voit également confier, dans le cadre de ses missions d’archivage, tous les documents d’accompagnement, c’est-à-dire les notes, les conducteurs et les scénarii.

Jean-Christophe Averty témoigne ainsi de sa confiance en l’Ina à conserver, sauvegarder et mettre en valeur ce patrimoine "dans le respect et l’intérêt des droits de l’Auteur".

Jean-Christophe Averty, un pionnier

Le terme de "pionnier" n'est pas trop fort pour désigner le travail titanesque d'Averty qui, après quelques tentatives cinématographiques, commença immédiatement à travailler pour la télévision qui venait de faire sa récente apparition dans les foyers en 1952.

Jean-Christophe Averty produira près d'un millier d'émissions (pour lesquelles il a reçu un grand nombre de prix) sur le jazz, le sport, le cirque, la mode, les variétés et surtout sur le théâtre - les dramatiques -, la littérature, émissions qu'il adaptera et mettra en page lui-même, avec l'aide de son équipe. Il n’hésite pas à se lancer avec la même créativité dans la Radio tout au long de ses émissions "Les cinglés du Music-hall" pour lesquelles il écrira pour chacune d’elles tous les textes richement documentés, lus en direct avec la verve qu’on lui connait et son célèbre : "Tous à vos cassettes… !"

Il fait sa réputation sur son sens de l'innovation télévisuelle car s’il a su s’adapter parfaitement aux contraintes techniques relatives a l’évolution technologique de la télévision, il va surtout à l’encontre de toutes les conventions télévisuelles qui y sont attachées. Ainsi, Averty est l'un des premiers à utiliser l'éventail de tous les trucages possibles et imaginables, l'un des premiers à faire usage de "l'incrustation".

Pour Jean-Christophe Averty, la télévision c’est d’abord et surtout "l’électronique" et sa réflexion, lors de l'apparition de la couleur en 1967 en atteste : "Nous allons enfin pouvoir faire du vrai Noir et Blanc à la Télévision".

Communiqué de presse de l'INA du 9 mai 2012.

Photo : Rosy Varte et Jean Bouise dans "Ubu roi", une farce théâtrale d'Alfred Jarry adaptée par Jean-Christophe Averty à la télévision. Date : 26/03/1965 © Louis Joyeux/INA.

>> ina.fr

Lire les autres brèves.
La Rédaction

Renouvellement de Josef Nadj à la direction artistique du Centre chorégraphique national d'Orléans  03/05/2012

Un appel à candidatures a été organisé à la mi-décembre 2011 pour le renouvellement de la direction artistique du CCN d'Orléans, auquel cinq artistes ont postulé.

Suite à l'audition, en accord avec la ville d'Orléans, la région Centre et le département du Loiret, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, annonce le renouvellement de Josef Nadj à la direction du Centre chorégraphique national d'Orléans.

Chorégraphe et interprète, Josef Nadj n'a cessé d'explorer les frontières entre la danse, le théâtre et les arts plastiques. Il a construit ainsi un univers singulier, qu'il diffuse dans le monde entier.

Fondateur du CCN d'Orléans en 1995, il s'engage maintenant sur un projet réaffirmé selon deux axes :
- l'interdisciplinarité, par le biais de rencontres et de résidences d'artistes expérimentés de tous horizons ;
- l'inter-territorialité, par les dimensions locale, nationale et internationale des actions du CCN.

Le ministre de la Culture et de la Communication félicite Josef Nadj pour la force de son parcours et souhaite un plein développement à son projet artistique ainsi relancé.

>> josefnadj.com

Photo : "Les Corbeaux", Performance de Josef Nadj et Akosh Szelevényi © Rémi Angeli.

Communiqué du Ministère de la Culture et de la Communication.

Lire les autres brèves.
La Rédaction

Une nouvelle directrice pour le Centre de Développement Chorégraphique (CDC) "Danse à Lille"  28/04/2012

En raison du prochain départ de sa directrice - fondatrice Catherine Dunoyer de Segonzac, les collectivités partenaires (Conseil Régional Nord - Pas-de- Calais, Ville de Roubaix, État/Ministère de la Culture et de la Communication), en présence du Président et du vice-président de l'association Danse à Lille, ont auditionné, ce 25 avril 2012, cinq candidatures présélectionnées.

Après délibération du jury à l'unanimité, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, Daniel Percheron, Président de la Région Nord - Pas-de-Calais et Pierre Dubois, Maire de Roubaix, ont donné leur agrément à la nomination de Céline Bréant à la direction du Centre de Développement chorégraphique "Danse à Lille".

Titulaire d'un DESS stratégie de développement culturel et d'un Diplôme européen en administration de projets culturels, elle a notamment accompagné le développement des "Hivernales", Centre de Développement Chorégraphique en Avignon. Son projet pour Danse à Lille s'inscrit dans l'histoire de cette structure, tout en apportant de nouvelles propositions dans la perspective d'un CDC de demain.

Les partenaires se réjouissent de la poursuite du développement du pôle danse à Roubaix et adressent leurs félicitations à Céline Bréant.

Photo : Salle Le Gymnase du CDC "Danse à Lille" © 2010 Danse à Lille.
>> dansealille.com

Communiqué du Ministère de la Culture et de la Communication.

Lire les autres brèves.
La Rédaction

La Sacem fait son show de Printemps à Bourges  19/04/2012

Dans le cadre du festival Le Printemps de Bourges, la Sacem propose une étude inédite sur les festivals de musique. Sous la forme d'une conférence-débat, celle-ci aura lieu jeudi 26 avril 2012 de 16 h à 18 h à l’Auditorium.

1/ Tout d'abord, présentation de l’étude "Spectacle vivant : les indicateurs 2011" avec, pour la première fois, un focus sur l’économie des festivals de musique en France (16 h à 16 h 30) par Claire Giraudin, déléguée aux relations extérieures et à l'analyse stratégique de la Sacem.

2/ Ensuite, une table ronde professionnelle "Programmation de plus en plus uniforme, impératifs de rentabilité, culture de masse, internationalisation… Les festivals deviennent-ils des produits standardisés ?" aura lieu de 16 h 30 à 18 h.

Avec :
- David Joly (responsable SFR Jeunes Talents Music) ;
- Fernando Ladeiro-Marquez (directeur du MaMA) ;
- Paul Langeois (directeur du Festival de Beauregard) ;
- Lucien Quesnel (directeur du département des autorisations publiques de la Sacem) ;
- Jacques Renard (directeur du CNV) ;
- Dominique Revert (Alias) ;
-Jérôme TREHOREL (communication, partenariats et mécénat, Festival des Vieilles Charrues).

Modérée par Michel Troadec, journaliste à Ouest France, responsable adjoint du service culture-télé-modes de vie.

Les festivals semblent bien se porter, mais on assiste ces dernières années à une forte modification structurelle du modèle économique (entrée de tourneurs, maisons de disque faisant du 360°, utilisation par des marques comme SFR, Austin Mini, Crédit Mutuel, etc.).
Quels sont les impacts de ces modifications structurelles sur la programmation des festivals, leur économie, et leur place dans les pratiques culturelles du public ?

Photo © Ulrich Lebeuf : Zebda, le vendredi 27 avril au Printemps de Bourges.

>> sacem.fr
>> printemps-bourges.com

Lire les autres brèves.
La Rédaction

Pour que vive le Théâtre Paris-Villette  09/04/2012

Nous publics, artistes, tous défenseurs de la création n’acceptons pas la disparition programmée du Théâtre Paris-Villette.

En effet, depuis 2008, les déclarations contradictoires de la Ville de Paris concernant l’avenir du Paris-Villette n’ont cessé de nous inquiéter.
À présent la menace se précise puisque la Ville de Paris, unique financeur, refuse de s’engager financièrement pour l’année 2013… tout en envisageant avec le Ministère de la Culture de remplacer cette scène de la création théâtrale par une salle de concert dédiée au jazz…

Cet "arrangement" sur le dos des artistes de la scène est inacceptable.
Non que les créateurs de jazz ne méritent pas un abri, mais pas au prix de l’éviction d’un occupant toujours bien vivant.
Après la suppression d’une première scène de théâtre sur le site de la Villette, officialisée il y a peu, on peut se poser la question de savoir si le théâtre aurait encore droit de cité à la Villette ?

Le Paris-Villette est une maison-théâtre dont l’orientation et l’esprit mériteraient que les politiques s’y intéressent de plus près.
Comme participant actif des nouvelles formes d’écritures, y compris dans son programme d’écriture numérique x-réseau, il est indispensable pour maintenir l’équilibre vital de ce qu’on pourrait appeler "l’écosystème de la création artistique".
Maison car le temps de travail et l’accompagnement patient et singulier des artistes y est la marque de fabrique. Les moyens financiers y sont terriblement insuffisants mais la passion pour défendre la création est intense.
Il se trouve qu’un nombre considérable d’artistes y ont fait leurs premières armes. Tous, tellement différents, connus ou non du grand public, ont témoigné, encore récemment lors de la fête du 25e anniversaire, de l’ouverture et de l’écoute qu’ils ont rencontrées dans cette institution.
Ils y trouvent une manière d’accompagnement et de soutien, une liberté de temps et d’élaboration. Une maison consacrée aux artistes qui inventent pour un public chercheur lui aussi, découvreur, curieux de tout et pas seulement consommateur de théâtre.

Nous n’acceptons pas cette mort annoncée d’un deuxième théâtre sur le site de la Villette et mettrons toutes nos forces pour lutter contre cette décision politique désinvolte et donc irresponsable.

Communiqué du Théâtre Paris-Villette du 28 mars 2012.
Photo : Façade nocturne du Théâtre Paris-Villette © Daniel Boudinet.

>> Pour signer la pétition.
La Rédaction

Odezenne, lauréat du Prix Adami Deezer de Talents 2012  05/04/2012

Né il y a 3 ans de l’association entre l’Adami, société de gestion des droits des artistes interprètes, Deezer, service d’écoute de musique en ligne et Europavox, festival dédié à la scène musicale européenne, ce prix a pour mission d’aider les artistes en développement à émerger au niveau européen.

Plus de 10 000 internautes ont voté sur Deezer, parmi cinq finalistes en lice : Garciaphone, Hyphen Hyphen, Juveniles, ME, Odezenne.

Odezenne lauréat du Prix Adami Deezer de Talents 2012 se produira sur les scènes de trois festivals européens : Europavox ; Les Nuits Botanique ; Montreux Jazz Festival.

Toujours constitué de ses deux poètes (Al et Jaco), son magicien producteur Merlin, son scratcheur atypique (DJ Lodjeez) et sa cerise Priska, le groupe Odezenne (ex O2zen) frappe un grand coup avec un nouvel album concept O.V.N.I. (pour Orchestre Virtuose National Incompétent).
Odezenne avance, épate et se détache du lot avec goût et talent pour l’esthétisme autant verbal que visuel.

L'habillage du disque a été créé par Edouard Nardon, du collectif d'artistes Cuhllection, considéré aujourd'hui comme la nouvelle vague avant-gardiste new-yorkaise. Le disque a été conçu comme une exposition. Il comporte douze planches pour chaque titre de l'album, avec sur chaque planche une œuvre de Edouard Nardon sur la face et le texte du titre illustré au dos.

Retrouvez "Louis XIV", le nouvel album de Odezenne :
>> En écoute sur Deezer
>> adami.fr
La Rédaction

La SACD interpelle les candidats à l'élection présidentielle  04/04/2012

La SACD interpelle les candidats à l'élection présidentielle
La SACD a adressé aux candidats à la présidence de la République une lettre dans laquelle elle leur demande de s’engager à relever 6 défis majeurs en faveur de la culture.

Les 6 défis majeurs en faveur de la culture :


● Faire de la démocratisation culturelle une priorité ;
● Rendre accessibles les œuvres culturelles, développer les offres légales et protéger le droit d’auteur ;
● Réinventer le service public de l’audiovisuel ;
● Définir une nouvelle politique du spectacle vivant ;
● Garantir un financement modernisé pour la création ;
● Faire émerger une nouvelle ambition pour la culture en Europe.

La SACD ne dresse pas de catalogue de mesures catégorielles mais sensibilise les candidats à l’élection présidentielle aux défis cruciaux qui vont traverser la culture et la création dans les prochaines années, en particulier avec le numérique.

La SACD attend de leur part qu’ils puissent dessiner une ambition en faveur de la diversité culturelle qui soit à la hauteur de la fonction et de l’enjeu.
>> Lire l'intégralité de la lettre aux candidats (386 Ko)

Communiqué de la SACD.
>> SACD

Lire les autres brèves.
La Rédaction

Saint-Étienne lance la reconstruction de son centre dramatique, La Comédie, un des plus anciens de France !  28/03/2012

Venu de Grenoble, Jean Dasté et sa compagnie des Quatre Saisons s'installent à Saint-Étienne en 1946. Un an plus tard, sous l'impulsion de Jeanne Laurent, grande instigatrice de la décentralisation théâtrale de l'après-guerre, est créé l'un des tous premiers Centre Dramatique National de France. Jean Dasté en assurera la direction jusqu'en 1971. Ayant connu différentes évolutions au fil des années (une nouvelle salle en 81 inaugurée par Jack Lang, une salle modulable, L'Usine, ouverte en 2001, etc.), la Comédie va vivre une nouvelle "mutation" avec le lancement, par la ville de Saint-Étienne, de sa reconstruction dont la livraison est prévue pour avril 2016.

Le projet, qui représente un coût total de près de 30 millions d’euros, porte sur le transfert du bâtiment dans une friche industrielle avec la réhabilitation d’une usine, la Société des Constructions Mécaniques, complétée d’une construction neuve. Après un concours d’architecture international lancé par la ville, c’est le Studio Milou Architecture qui a été retenu, entouré d’une équipe pluridisciplinaire.

La partie construction neuve accueillera une grande salle de 700 places, et la partie réhabilitée de l’usine abritera une salle de 300 places, des salles de répétition en partie ouvertes au public, l’École Supérieure d’Art Dramatique, l’administration, les locaux techniques et un restaurant.

La reconstruction du bâtiment va permettre d’améliorer l’accueil du public et des équipes artistiques, mais également de proposer une programmation plus diversifiée. Arnaud Meunier, actuel directeur de la Comédie (nommé en janvier 2011), est bien sûr associé à ce projet.

Avec l’extension du Stade Geoffroy Guichard, la reconstruction de la Comédie de Saint-Étienne constitue le plus grand projet d’équipement public porté par le Maire de la ville et Président de l’agglomération, Maurice Vincent.

Photo : La Comédie : perspective exterieur nuit, côté boulevard © Studio Milou Architecture.

Lire les autres brèves.
La Rédaction

Philippe Hersant : Grand Prix Lycéen des Compositeurs 2012  27/03/2012

À l'issue d'un débat réunissant les compositeurs, les élèves et leurs professeurs, le Grand Prix Lycéen des Compositeurs 2012 a été attribué à Philippe Hersant pour "Éphémères"*. Ce prix a été remis le 22 mars 2012 au Théâtre du Châtelet. A cette occasion, les lycéens ont pu entendre la nouvelle œuvre de Thierry Machuel, "Humanitudes", lauréat 2011.

Le Grand Prix Lycéen des Compositeur, dont la Sacem est partenaire depuis l’origine, a été créé en 2000 par La Lettre du musicien. Celui-ci réunit des élèves de seconde, première et terminale de 92 lycées suivant l’option musique. Ils écoutent et commentent des enregistrements d’œuvres de compositeurs d’aujourd’hui retenues pour participer au Grand Prix.

La sélection se fonde sur les enregistrements monographiques parus au cours de l'année scolaire (pour l'édition 2012, enregistrements parus de septembre 2010 à août 2011) et commercialisés.

Chaque classe vote pour le compositeur, suite à ce travail d’écoute et d’analyse. Le lauréat qui a obtenu les suffrages du plus grand nombre de classes remporte le Grand Prix Lycéen des Compositeurs.

Le Prix est offert au lauréat et est assorti de la commande d’une œuvre créée lors de la remise du Grand Prix de l’année suivante. Le travail des lycéens a donc ainsi une incidence directe sur la vie musicale contemporaine.

Une journée est organisée au printemps dans une salle parisienne (maison de Radio France, théâtre du Châtelet...) à laquelle sont conviés les lycéens participants. Elle commence par un débat qui réunit les compositeurs et les musiciens membres du comité de sélection pour répondre aux questions du public lycéen.

Le Grand Prix Lycéen des Compositeurs est ensuite remis au lauréat. Enfin, les lycéens assistent à la création de l'œuvre commandée au lauréat de l'édition précédente...

*CD "Éphémères - Musical humors",
Triton / Partition : Éditions Durand.

Photo : Philippe Hersant (à droite) © Christophe Abramowitz.

>> sacem.fr
>> philippehersant.com

Lire les autres brèves.
La Rédaction

1 ... « 17 18 19 20 21 22 23 » ... 30




Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.






À Découvrir

"La Chute" Une adaptation réussie portée par un jeu d'une force organique hors du commun

Dans un bar à matelots d'Amsterdam, le Mexico-City, un homme interpelle un autre homme.
Une longue conversation s'initie entre eux. Jean-Baptiste Clamence, le narrateur, exerçant dans ce bar l'intriguant métier de juge-pénitent, fait lui-même les questions et les réponses face à son interlocuteur muet.

© Philippe Hanula.
Il commence alors à lever le voile sur son passé glorieux et sa vie d'avocat parisien. Une vie réussie et brillante, jusqu'au jour où il croise une jeune femme sur le pont Royal à Paris, et qu'elle se jette dans la Seine juste après son passage. Il ne fera rien pour tenter de la sauver. Dès lors, Clamence commence sa "chute" et finit par se remémorer les événements noirs de son passé.

Il en est ainsi à chaque fois que nous prévoyons d'assister à une adaptation d'une œuvre d'Albert Camus : un frémissement d'incertitude et la crainte bien tangible d'être déçue nous titillent systématiquement. Car nous portons l'auteur en question au pinacle, tout comme Jacques Galaud, l'enseignant-initiateur bien inspiré auprès du comédien auquel, il a proposé, un jour, cette adaptation.

Pas de raison particulière pour que, cette fois-ci, il en eût été autrement… D'autant plus qu'à nos yeux, ce roman de Camus recèle en lui bien des considérations qui nous sont propres depuis toujours : le moi, la conscience, le sens de la vie, l'absurdité de cette dernière, la solitude, la culpabilité. Entre autres.

Brigitte Corrigou
09/10/2024
Spectacle à la Une

"Dub" Unité et harmonie dans la différence !

La dernière création d'Amala Dianor nous plonge dans l'univers du Dub. Au travers de différents tableaux, le chorégraphe manie avec rythme et subtilité les multiples visages du 6ᵉ art dans lequel il bâtit un puzzle artistique où ce qui lie l'ensemble est une gestuelle en opposition de styles, à la fois virevoltante et hachée, qu'ondulante et courbe.

© Pierre Gondard.
En arrière-scène, dans une lumière un peu sombre, la scénographie laisse découvrir sept grands carrés vides disposés les uns sur les autres. Celui situé en bas et au centre dessine une entrée. L'ensemble représente ainsi une maison, grande demeure avec ses pièces vides.

Devant cette scénographie, onze danseurs investissent les planches à tour de rôle, chacun y apportant sa griffe, sa marque par le style de danse qu'il incarne, comme à l'image du Dub, genre musical issu du reggae jamaïcain dont l'origine est due à une erreur de gravure de disque de l'ingénieur du son Osbourne Ruddock, alias King Tubby, en mettant du reggae en version instrumentale. En 1967, en Jamaïque, le disc-jockey Rudy Redwood va le diffuser dans un dance floor. Le succès est immédiat.

L'apogée du Dub a eu lieu dans les années soixante-dix jusqu'au milieu des années quatre-vingt. Les codes ont changé depuis, le mariage d'une hétérogénéité de tendances musicales est, depuis de nombreuses années, devenu courant. Le Dub met en exergue le couple rythmique basse et batterie en lui incorporant des effets sonores. Awir Leon, situé côté jardin derrière sa table de mixage, est aux commandes.

Safidin Alouache
17/12/2024
Spectacle à la Une

"R.O.B.I.N." Un spectacle jeune public intelligent et porteur de sens

Le trio d'auteurs, Clémence Barbier, Paul Moulin, Maïa Sandoz, s'emparent du mythique Robin des Bois avec une totale liberté. L'histoire ne se situe plus dans un passé lointain fait de combats de flèches et d'épées, mais dans une réalité explicitement beaucoup plus proche de nous : une ville moderne, sécuritaire. Dans cette adaptation destinée au jeune public, Robin est un enfant vivant pauvrement avec sa mère et sa sœur dans une sorte de cité tenue d'une main de fer par un être sans scrupules, richissime et profiteur.

© DR.
C'est l'injustice sociale que les auteurs et la metteure en scène Maïa Sandoz veulent mettre au premier plan des thèmes abordés. Notre époque, qui veut que les riches soient de plus en plus riches et les pauvres de plus pauvres, sert de caisse de résonance extrêmement puissante à cette intention. Rien n'étonne, en fait, lorsque la mère de Robin et de sa sœur, Christabelle, est jetée en prison pour avoir volé un peu de nourriture dans un supermarché pour nourrir ses enfants suite à la perte de son emploi et la disparition du père. Une histoire presque banale dans notre monde, mais un acte que le bon sens répugne à condamner, tandis que les lois économiques et politiques condamnent sans aucune conscience.

Le spectacle s'adresse au sens inné de la justice que portent en eux les enfants pour, en partant de cette situation aux allures tristement documentaires et réalistes, les emporter vers une fiction porteuse d'espoir, de rires et de rêves. Les enfants Robin et Christabelle échappent aux services sociaux d'aide à l'enfance pour s'introduire dans la forêt interdite et commencer une vie affranchie des règles injustes de la cité et de leur maître, quitte à risquer les foudres de la justice.

Bruno Fougniès
13/12/2024