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Festivals

Jazz Ô Château 2023 Un festival ouvert à tous les publics, à tous les jazz !

Toujours avec le même souci d'offrir une approche ouverte de l'univers du jazz, pouvant s'adresser tant à des publics avertis que non avertis, la nouvelle édition de Jazz Ô Château a dévoilé sa programmation. L'événement breton, se revendiquant le plus petit des grands festivals, se déroulera du 25 au 30 avril 2023.



Delvon Lamarr Organ Trio © Lisa Hagen Glynn.
Delvon Lamarr Organ Trio © Lisa Hagen Glynn.
Le festival "Jazz Ô Château" propose un programme étoffé et varié, avec cinq jours d'animations et de concerts à Saint-Quay-Portrieux et à Tréveneuc (Côtes-d'Armor), autour du château de Pommorio.

Avec la volonté d'attirer un public très large, le festival s'articule sur de nombreuses animations et des concerts gratuits pendant la journée et des soirées concerts payantes pour une immersion complète dans le jazz, tous les jazz !

Au programme cette année :

>> Mardi 25 avril à 20 h : "Autour de Minuit", film de Bertrand Tavernier, au cinéma Arletty de Saint-Quay-Portrieux.
>> Mercredi 26 avril à 19 h : Concert-plancha au Casino de Saint-Quay-Portrieux : La Quincaillerie (tarif : 15 €, sur réservation - places limitées).
>> Jeudi 27 avril à 19 h : Concert gratuit au Centre de Congrès de Saint-Quay-Portrieux : Billie & the Moon trio.

Adam Ben Ezra © Le Studio de Louison.
Adam Ben Ezra © Le Studio de Louison.
>> Vendredi 28 avril : Soirée concert payante au château de Pommorio à Tréveneuc. Concert "Jazz Ô Jardin" avec Monday Night Groovers à 18 h. Concert en salle à 21 h : Delvon Lamarr Organ Trio.
>> Samedi 29 avril >> au château de Pommorio :
Après-midi "Jazz en famille" de 14 h à 18 h avec la chorale de l'école de musique de Saint-Quay-Portrieux et scène ouverte au Conservatoire de Lamballe Terre & Mer.
Exposition des sculptures-objets de Thierry Huchet (gratuit).
Soirée concert payante : Concert "Jazz Ô Jardin" à 18 h avec Nicolas Marilleau quintet. Concerts en salle avec, à 20 h 30, Adam Ben Ezra ;
à 22 h avec Léon Phal quintet.
>> Dimanche 30 avril : Concert gratuit à 11 h sur la place du Bourg à Tréveneuc avec la fanfare Sea, Sax & Drums.

Tarifs :
Soirée : 25 €. Pass deux soirs : 45 €.
Tarif jeune (jusqu’à 25 ans inclus) : soirée : 15 €. Pass deux soirs : 30 €.
Le festival est éligible au Pass Culture.

Une restauration gourmande est proposée lors des soirées concerts des vendredi 28 et samedi 29 avril.

Pour tous renseignements et réservation de billets,
rendez-vous sur le site internet du festival :

>> jazzochateau.fr

Gil Chauveau
Lundi 17 Avril 2023

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"La Chute" Une adaptation réussie portée par un jeu d'une force organique hors du commun

Dans un bar à matelots d'Amsterdam, le Mexico-City, un homme interpelle un autre homme.
Une longue conversation s'initie entre eux. Jean-Baptiste Clamence, le narrateur, exerçant dans ce bar l'intriguant métier de juge-pénitent, fait lui-même les questions et les réponses face à son interlocuteur muet.

© Philippe Hanula.
Il commence alors à lever le voile sur son passé glorieux et sa vie d'avocat parisien. Une vie réussie et brillante, jusqu'au jour où il croise une jeune femme sur le pont Royal à Paris, et qu'elle se jette dans la Seine juste après son passage. Il ne fera rien pour tenter de la sauver. Dès lors, Clamence commence sa "chute" et finit par se remémorer les événements noirs de son passé.

Il en est ainsi à chaque fois que nous prévoyons d'assister à une adaptation d'une œuvre d'Albert Camus : un frémissement d'incertitude et la crainte bien tangible d'être déçue nous titillent systématiquement. Car nous portons l'auteur en question au pinacle, tout comme Jacques Galaud, l'enseignant-initiateur bien inspiré auprès du comédien auquel, il a proposé, un jour, cette adaptation.

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Brigitte Corrigou
09/10/2024
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"Dub" Unité et harmonie dans la différence !

La dernière création d'Amala Dianor nous plonge dans l'univers du Dub. Au travers de différents tableaux, le chorégraphe manie avec rythme et subtilité les multiples visages du 6ᵉ art dans lequel il bâtit un puzzle artistique où ce qui lie l'ensemble est une gestuelle en opposition de styles, à la fois virevoltante et hachée, qu'ondulante et courbe.

© Pierre Gondard.
En arrière-scène, dans une lumière un peu sombre, la scénographie laisse découvrir sept grands carrés vides disposés les uns sur les autres. Celui situé en bas et au centre dessine une entrée. L'ensemble représente ainsi une maison, grande demeure avec ses pièces vides.

Devant cette scénographie, onze danseurs investissent les planches à tour de rôle, chacun y apportant sa griffe, sa marque par le style de danse qu'il incarne, comme à l'image du Dub, genre musical issu du reggae jamaïcain dont l'origine est due à une erreur de gravure de disque de l'ingénieur du son Osbourne Ruddock, alias King Tubby, en mettant du reggae en version instrumentale. En 1967, en Jamaïque, le disc-jockey Rudy Redwood va le diffuser dans un dance floor. Le succès est immédiat.

L'apogée du Dub a eu lieu dans les années soixante-dix jusqu'au milieu des années quatre-vingt. Les codes ont changé depuis, le mariage d'une hétérogénéité de tendances musicales est, depuis de nombreuses années, devenu courant. Le Dub met en exergue le couple rythmique basse et batterie en lui incorporant des effets sonores. Awir Leon, situé côté jardin derrière sa table de mixage, est aux commandes.

Safidin Alouache
17/12/2024
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Le trio d'auteurs, Clémence Barbier, Paul Moulin, Maïa Sandoz, s'emparent du mythique Robin des Bois avec une totale liberté. L'histoire ne se situe plus dans un passé lointain fait de combats de flèches et d'épées, mais dans une réalité explicitement beaucoup plus proche de nous : une ville moderne, sécuritaire. Dans cette adaptation destinée au jeune public, Robin est un enfant vivant pauvrement avec sa mère et sa sœur dans une sorte de cité tenue d'une main de fer par un être sans scrupules, richissime et profiteur.

© DR.
C'est l'injustice sociale que les auteurs et la metteure en scène Maïa Sandoz veulent mettre au premier plan des thèmes abordés. Notre époque, qui veut que les riches soient de plus en plus riches et les pauvres de plus pauvres, sert de caisse de résonance extrêmement puissante à cette intention. Rien n'étonne, en fait, lorsque la mère de Robin et de sa sœur, Christabelle, est jetée en prison pour avoir volé un peu de nourriture dans un supermarché pour nourrir ses enfants suite à la perte de son emploi et la disparition du père. Une histoire presque banale dans notre monde, mais un acte que le bon sens répugne à condamner, tandis que les lois économiques et politiques condamnent sans aucune conscience.

Le spectacle s'adresse au sens inné de la justice que portent en eux les enfants pour, en partant de cette situation aux allures tristement documentaires et réalistes, les emporter vers une fiction porteuse d'espoir, de rires et de rêves. Les enfants Robin et Christabelle échappent aux services sociaux d'aide à l'enfance pour s'introduire dans la forêt interdite et commencer une vie affranchie des règles injustes de la cité et de leur maître, quitte à risquer les foudres de la justice.

Bruno Fougniès
13/12/2024