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Festivals

17/06 au 19/06/2011, Festival Respirations, Mains d’œuvres, Saint-Ouen, Seine-Saint-Denis

À l’heure où Mains d'Œuvres fête ses 10 ans, 10 années dédiées aux artistes émergents et à leurs expérimentations. Pour fêter l’événement nous avons eu envie de mettre à l’honneur les compagnies qui sont à l’œuvre tout au long de l’année : 10 compagnies de danse et de théâtre seront à découvrir dans un parcours déambulatoire à Mains d’Œuvres ; 10 formes courtes, 10 inspirations, 10 façons de respirer le monde.



17/06 au 19/06/2011, Festival Respirations, Mains d’œuvres, Saint-Ouen, Seine-Saint-Denis
Ici, nous sommes amoureux tant des chemins empruntés que des destinations. Ne suivant pas le cycle des saisons mais celui des artistes, Mains d’Œuvres n’est pas uniquement un simple lieu d’accueil, il est aussi un compagnon de route qui offre le temps de souffler, d’infuser, de respirer.
Né des cheminements et circulations des artistes résidents, ce festival reflète la diversité des univers et des synergies qui se croisent dans un lieu de création. Chaque proposition sera pensée pour cet événement avec des pièces inédites ou en cours de maturation. Chaque artiste, à sa manière, amènera un vent de curiosité et d’émerveillement, une respiration pour se sentir vivant.
Ainsi, Mains d’Œuvres persiste à croire qu’on peut changer, ne serait-ce qu’un peu, notre monde et la manière de vivre nos vies ; que là où le temps et l’espace rétrécissent, où les élans sont contraints par le trop comptable ou le trop barbare, il reste encore de la place pour une pause poétique.
Angela Conquet et Diane Landrot.

17/06 au 19/06/2011, Festival Respirations, Mains d’œuvres, Saint-Ouen, Seine-Saint-Denis
Au programme (2 parcours au choix chaque soir) :

17 juin 2011
Groupe ACM, Eau du Bain, François Laroche-Valière, Cie Le Dahu, Camille Mutel, Alexis O’Hara, Inari Salmivaara.

18 juin 2011
Mario Batista, Leila Gaudin, Cie Ginko, Groupe ACM, François Laroche-Valière, Cie Le Dahu, Camille Mutel, Alexis O’Hara, Inari Salmivaara.

19 juin 2011
Mario Batista, Eau du Bain, Leila Gaudin, Cie Ginko, François Laroche-Valière, Camille Mutel, Alexis O’Hara, Inari Salmivaara.

Mains d'Œuvres.
1, rue Charles Garnier, 93400 Saint-Ouen.
Métro Garibaldi (Ligne 13), porte de Clignancourt (ligne 4) ou bus arrêt P.Bert.
Réservations : 01 40 11 25 25
www.mainsdoeuvres.org

La Rédaction
Dimanche 15 Mai 2011

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"La Chute" Une adaptation réussie portée par un jeu d'une force organique hors du commun

Dans un bar à matelots d'Amsterdam, le Mexico-City, un homme interpelle un autre homme.
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© Philippe Hanula.
Il commence alors à lever le voile sur son passé glorieux et sa vie d'avocat parisien. Une vie réussie et brillante, jusqu'au jour où il croise une jeune femme sur le pont Royal à Paris, et qu'elle se jette dans la Seine juste après son passage. Il ne fera rien pour tenter de la sauver. Dès lors, Clamence commence sa "chute" et finit par se remémorer les événements noirs de son passé.

Il en est ainsi à chaque fois que nous prévoyons d'assister à une adaptation d'une œuvre d'Albert Camus : un frémissement d'incertitude et la crainte bien tangible d'être déçue nous titillent systématiquement. Car nous portons l'auteur en question au pinacle, tout comme Jacques Galaud, l'enseignant-initiateur bien inspiré auprès du comédien auquel, il a proposé, un jour, cette adaptation.

Pas de raison particulière pour que, cette fois-ci, il en eût été autrement… D'autant plus qu'à nos yeux, ce roman de Camus recèle en lui bien des considérations qui nous sont propres depuis toujours : le moi, la conscience, le sens de la vie, l'absurdité de cette dernière, la solitude, la culpabilité. Entre autres.

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Devant cette scénographie, onze danseurs investissent les planches à tour de rôle, chacun y apportant sa griffe, sa marque par le style de danse qu'il incarne, comme à l'image du Dub, genre musical issu du reggae jamaïcain dont l'origine est due à une erreur de gravure de disque de l'ingénieur du son Osbourne Ruddock, alias King Tubby, en mettant du reggae en version instrumentale. En 1967, en Jamaïque, le disc-jockey Rudy Redwood va le diffuser dans un dance floor. Le succès est immédiat.

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© DR.
C'est l'injustice sociale que les auteurs et la metteure en scène Maïa Sandoz veulent mettre au premier plan des thèmes abordés. Notre époque, qui veut que les riches soient de plus en plus riches et les pauvres de plus pauvres, sert de caisse de résonance extrêmement puissante à cette intention. Rien n'étonne, en fait, lorsque la mère de Robin et de sa sœur, Christabelle, est jetée en prison pour avoir volé un peu de nourriture dans un supermarché pour nourrir ses enfants suite à la perte de son emploi et la disparition du père. Une histoire presque banale dans notre monde, mais un acte que le bon sens répugne à condamner, tandis que les lois économiques et politiques condamnent sans aucune conscience.

Le spectacle s'adresse au sens inné de la justice que portent en eux les enfants pour, en partant de cette situation aux allures tristement documentaires et réalistes, les emporter vers une fiction porteuse d'espoir, de rires et de rêves. Les enfants Robin et Christabelle échappent aux services sociaux d'aide à l'enfance pour s'introduire dans la forêt interdite et commencer une vie affranchie des règles injustes de la cité et de leur maître, quitte à risquer les foudres de la justice.

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