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● Avignon Off 2016 ● "Pour un oui ou pour un non"

La compagnie Théâtre-Appart', située en région Centre-Val de Loire, présente sa nouvelle création "Pour un oui ou pour un non" au Festival Off d'Avignon. Interprétée par Serge Djen et Denis Benoliel, qui signe également la mise en scène, cette pièce est un duo d’acteurs dans lequel Nathalie Sarraute va bien au-delà des mots…



© DR.
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Elle s’attache à dévoiler des sentiments intimes et secrets, elle donne corps à la sous-conversation, aux non-dits. Ce qui se noue, ce qui se joue derrière des propos d’une singulière banalité.

Denis Benoliel, spécialiste du théâtre d’appartement, met en scène un spectacle de proximité, en intimité avec les spectateurs. Deux amis semblent bavarder tranquillement quand, tout à coup, leur vie bascule, pour rien, pour une sensation étrange, pour une inflexion de voix, "Pour un oui ou pour un non".

Aussitôt, leur amitié chancelle. Une expression énoncée sur un ton ressenti comme blessante, insupportable par l’un des deux interlocuteurs met le feu aux poudres et leur tentative d’explication devient un véritable duel à mort. Les pièges, les tentatives d’intimidation, les esquives verbales, tout concourt à faire de cette confrontation une joute à fleuret moucheté, jubilatoire pour le spectateur.

Ce spectacle peut se jouer sur une scène à l’italienne, mais aussi dans tous lieux comme appartement, local associatif, salle de classe, médiathèque, etc. Denis Benoliel, qui dirige la compagnie Théâtre-Appart’, a travaillé notamment avec Pierre Ascaride, Roger Planchon, Alfredo Arias, Benno Besson, Georges Wilson…

"Pour un oui ou pour un non"

Texte : Nathalie Sarraute.
Mise en scène : Denis Benoliel.
Avec : Denis Benoliel et Serge Djen.
Durée 1 h.

● AVIGNON OFF 2016 ●
Du 7 au 30 juillet 2016.
Présence Pasteur, Lycée Pasteur,
13, rue du Pont Trouca.
Tous les jours à 12 h 15 (relâche le 25 juillet).
Tél. : 04 32 74 18 54.

Compagnie Théâtre Appart',
Act. Les Régents, 45720 Coullons.
Tél. : 02 38 29 23 49 et 06 80 14 74 22.
benoliel.d@free.fr

Fiche technique :
Durée : 1 heure.
Durée d’installation : 5 minutes.
Accessoires à fournir par l’organisateur : 2 chaises en bois.
Éclairage : Plein feu sur une scène, éclairage d’ambiance dans d’autres lieux.


Annonce
Jeudi 9 Juin 2016

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"La Chute" Une adaptation réussie portée par un jeu d'une force organique hors du commun

Dans un bar à matelots d'Amsterdam, le Mexico-City, un homme interpelle un autre homme.
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© Philippe Hanula.
Il commence alors à lever le voile sur son passé glorieux et sa vie d'avocat parisien. Une vie réussie et brillante, jusqu'au jour où il croise une jeune femme sur le pont Royal à Paris, et qu'elle se jette dans la Seine juste après son passage. Il ne fera rien pour tenter de la sauver. Dès lors, Clamence commence sa "chute" et finit par se remémorer les événements noirs de son passé.

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Brigitte Corrigou
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"Dub" Unité et harmonie dans la différence !

La dernière création d'Amala Dianor nous plonge dans l'univers du Dub. Au travers de différents tableaux, le chorégraphe manie avec rythme et subtilité les multiples visages du 6ᵉ art dans lequel il bâtit un puzzle artistique où ce qui lie l'ensemble est une gestuelle en opposition de styles, à la fois virevoltante et hachée, qu'ondulante et courbe.

© Pierre Gondard.
En arrière-scène, dans une lumière un peu sombre, la scénographie laisse découvrir sept grands carrés vides disposés les uns sur les autres. Celui situé en bas et au centre dessine une entrée. L'ensemble représente ainsi une maison, grande demeure avec ses pièces vides.

Devant cette scénographie, onze danseurs investissent les planches à tour de rôle, chacun y apportant sa griffe, sa marque par le style de danse qu'il incarne, comme à l'image du Dub, genre musical issu du reggae jamaïcain dont l'origine est due à une erreur de gravure de disque de l'ingénieur du son Osbourne Ruddock, alias King Tubby, en mettant du reggae en version instrumentale. En 1967, en Jamaïque, le disc-jockey Rudy Redwood va le diffuser dans un dance floor. Le succès est immédiat.

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© DR.
C'est l'injustice sociale que les auteurs et la metteure en scène Maïa Sandoz veulent mettre au premier plan des thèmes abordés. Notre époque, qui veut que les riches soient de plus en plus riches et les pauvres de plus pauvres, sert de caisse de résonance extrêmement puissante à cette intention. Rien n'étonne, en fait, lorsque la mère de Robin et de sa sœur, Christabelle, est jetée en prison pour avoir volé un peu de nourriture dans un supermarché pour nourrir ses enfants suite à la perte de son emploi et la disparition du père. Une histoire presque banale dans notre monde, mais un acte que le bon sens répugne à condamner, tandis que les lois économiques et politiques condamnent sans aucune conscience.

Le spectacle s'adresse au sens inné de la justice que portent en eux les enfants pour, en partant de cette situation aux allures tristement documentaires et réalistes, les emporter vers une fiction porteuse d'espoir, de rires et de rêves. Les enfants Robin et Christabelle échappent aux services sociaux d'aide à l'enfance pour s'introduire dans la forêt interdite et commencer une vie affranchie des règles injustes de la cité et de leur maître, quitte à risquer les foudres de la justice.

Bruno Fougniès
13/12/2024