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Nomination de Stéphane Simonin à la direction de l’Académie Fratellini  19/01/2012

Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, Patrick Braouzec, président de Plaine Commune, Claude Bartolone, président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis et Didier Paillard, maire de Saint-Denis, ont choisi de nommer Stéphane Simonin à la direction de l’Académie Fratellini, à l’issue du jury qui s’est tenu le 19 décembre 2011.

De formation initiale en gestion, il devient administrateur du Salmanazar, théâtre missionné d’Epernay, puis il intègre HorsLesMurs, Centre national de ressources des arts de la rue et des arts du cirque dont il est désormais le directeur depuis presque neuf ans.

L’Académie Fratellini est un établissement unique sur le plan architectural et urbain qui mêle un cursus d’enseignement supérieur d’un format inédit en apprentissage et un centre de développement artistique et culturel autour des arts du cirque.

Stéphane Simonin propose un projet qui, tout en respectant une histoire singulière liée au nom d’une grande famille de cirque, est engagé dans les enjeux de la formation supérieure et se veut résolument ouvert à tous les domaines artistiques, notamment l’image, les nouvelles technologies et les cultures urbaines et aux réseaux de diffusion et de production à l’échelle nationale et internationale. Il aura aussi l’ambition de faire vivre les différents espaces du lieu au bénéfice de tous les habitants de Saint-Denis, de Plaine commune et du département .

Valérie Fratellini qui avait coordonné les services de l’Académie ces dernières années devient directrice adjointe de l’établissement. Elle sera tout particulièrement en charge de la direction pédagogique de l'établissement.

Prochain spectacle de l'académie Fratellini :
"Palais de Glace"

Texte : Tarjei Vesaas.
Adaptation : Joël Jouanneau.
Mise en scène : Stéphanie Loïk.

Spectacle du 20 janvier au 12 février 2012.
Jeudi et vendredi à 19 h 30, dimanche à 15 h.
Académie Fratellini, studio 2, Saint-Denis La Plaine (93), 01 72 59 40 30.
>> academie-fratellini.com

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La Rédaction

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"La Chute" Une adaptation réussie portée par un jeu d'une force organique hors du commun

Dans un bar à matelots d'Amsterdam, le Mexico-City, un homme interpelle un autre homme.
Une longue conversation s'initie entre eux. Jean-Baptiste Clamence, le narrateur, exerçant dans ce bar l'intriguant métier de juge-pénitent, fait lui-même les questions et les réponses face à son interlocuteur muet.

© Philippe Hanula.
Il commence alors à lever le voile sur son passé glorieux et sa vie d'avocat parisien. Une vie réussie et brillante, jusqu'au jour où il croise une jeune femme sur le pont Royal à Paris, et qu'elle se jette dans la Seine juste après son passage. Il ne fera rien pour tenter de la sauver. Dès lors, Clamence commence sa "chute" et finit par se remémorer les événements noirs de son passé.

Il en est ainsi à chaque fois que nous prévoyons d'assister à une adaptation d'une œuvre d'Albert Camus : un frémissement d'incertitude et la crainte bien tangible d'être déçue nous titillent systématiquement. Car nous portons l'auteur en question au pinacle, tout comme Jacques Galaud, l'enseignant-initiateur bien inspiré auprès du comédien auquel, il a proposé, un jour, cette adaptation.

Pas de raison particulière pour que, cette fois-ci, il en eût été autrement… D'autant plus qu'à nos yeux, ce roman de Camus recèle en lui bien des considérations qui nous sont propres depuis toujours : le moi, la conscience, le sens de la vie, l'absurdité de cette dernière, la solitude, la culpabilité. Entre autres.

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La dernière création d'Amala Dianor nous plonge dans l'univers du Dub. Au travers de différents tableaux, le chorégraphe manie avec rythme et subtilité les multiples visages du 6ᵉ art dans lequel il bâtit un puzzle artistique où ce qui lie l'ensemble est une gestuelle en opposition de styles, à la fois virevoltante et hachée, qu'ondulante et courbe.

© Pierre Gondard.
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© DR.
C'est l'injustice sociale que les auteurs et la metteure en scène Maïa Sandoz veulent mettre au premier plan des thèmes abordés. Notre époque, qui veut que les riches soient de plus en plus riches et les pauvres de plus pauvres, sert de caisse de résonance extrêmement puissante à cette intention. Rien n'étonne, en fait, lorsque la mère de Robin et de sa sœur, Christabelle, est jetée en prison pour avoir volé un peu de nourriture dans un supermarché pour nourrir ses enfants suite à la perte de son emploi et la disparition du père. Une histoire presque banale dans notre monde, mais un acte que le bon sens répugne à condamner, tandis que les lois économiques et politiques condamnent sans aucune conscience.

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