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Le concours "Jeunes Talents Caisse d’Épargne" 2011-2012 est lancé !  13/10/2011

Ce concours a été créé dans le but d’offrir à des artistes (groupes ou solo) en dévelop-pement, en France métropolitaine, la possibilité de se produire en live dans des conditions professionnelles, de bénéficier d’une importante exposition médiatique, d’être soutenus financièrement et plus globalement d’aider à l’évolution de leur carrière.

>> La sélection via les "Scènes en Régions" a débuté.
La Caisse d’Épargne a élaboré avec la FNAC un programme intitulé "Scènes en Régions" destiné aux salles de musiques actuelles : rock, pop, électro, hip-hop, etc. Plus de 50 salles, réparties sur le territoire de chacune des dix-sept Caisses d’Épargne régionales, ont accepté d’adhérer à ce programme. "Scènes en Régions" a pour objectif de donner une plus grande visibilité aux salles régionales et aux artistes qu’elles produisent, tout au long de l’année. Un soutien financier est accordé à chacune d'entre elles qui est en grande partie dédiée aux actions de promotion des concerts. Les "Scènes en Régions" sont au cœur de ce dispositif "Jeunes Talents". Elles ont été sollicitées pour choisir chacune 1 ou 2 groupes en développement dans leur région. Leurs choix sont déjà effectués et les 91 groupes ainsi sélectionnés se produisent jusqu'au 16 décembre en première partie de concerts dans leurs "Scènes en Régions".

>> Une second canal de sélection via le site espritmusique.fr : début des inscriptions le 13 octobre !
La liste des participants des "Scènes en Régions" va être complétée par une sélection de participants choisis parmi les artistes inscrits sur espritmusique.fr. Le principe est simple :
- du 13 au 27 octobre, les jeunes artistes s’inscrivent sur le site en créant leur profil et en ayant la possibilité de télécharger une vidéo.
- 27 octobre au 1er décembre 2011 : les 75 Jeunes Talents qui auront obtenus le plus de votes des internautes seront soumis à un jury.
- Le 14 décembre 2011, le jury composé notamment de Dailymotion et de Zimbalam retiendra 9 groupes. Ces groupes rejoindront la sélection des "Scènes en Régions" pour participer à la phase finale. Les groupes seront au nombre total de 100 sur la ligne de départ.
- Du 3 janvier au 28 février 2012 : les internautes voteront pour déterminer un gagnant "Jeunes Talents Caisse d’Épargne" par région. Les lauréats régionaux ainsi élus seront récompensés et recevront un chèque de 1 000 euros.
- En mars 2012, un jury, composé notamment des directeurs de "Scènes en Régions" élira les 3 lauréats nationaux. La Caisse d’Épargne remettra un chèque de 5 000 euros à chaque groupe et financera une tournée dans les salles partenaires, dans toute la France.

>> Pour les geeks : Soundplaces, le "around me" de la musique
Après espritmusique, la Caisse d’Épargne lance Soundplaces, une application digitale et musicale destinée à tous les passionnés de musique. Elle permet de géolocaliser sur une carte toute l’actualité musicale autour de soi : concerts, artistes, salles de spectacles, etc. Soundplaces est également un des vecteurs clé des programmes "Jeunes Talents" et "Scènes en région" qui permettra aux mobinautes et internautes de voter pour l’artiste de leur choix.

La Caisse d’Épargne s'est fixée cinq grands axes pour structurer ses actions de mécénat et sponsoring :
- La coproduction de 34 concerts classiques sur toute la France, déclinés en région pour faire connaître et partager les émotions des répertoires classiques.
- Un programme de privilèges à destination des clients Caisse d’Épargne sur 20 à 30 concerts d’artistes internationaux qui vont marquer l’actualité 2011-2012.
- La mise en place d’un partenariat avec des salles de concerts de musiques actuelles, "Scènes en Régions".
- La promotion de la jeune scène musicale française de musiques actuelles, le programme "Jeunes Talents".
- La mise en ligne d’un véritable écosystème digital, espritmusique.fr, pour faire connaître ses initiatives en musique.

Toutes les informations sur www.espritmusique.fr
Photo : Shantel en concert au Cargo de Nuit à Arles © DR.
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La Rédaction

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"La Chute" Une adaptation réussie portée par un jeu d'une force organique hors du commun

Dans un bar à matelots d'Amsterdam, le Mexico-City, un homme interpelle un autre homme.
Une longue conversation s'initie entre eux. Jean-Baptiste Clamence, le narrateur, exerçant dans ce bar l'intriguant métier de juge-pénitent, fait lui-même les questions et les réponses face à son interlocuteur muet.

© Philippe Hanula.
Il commence alors à lever le voile sur son passé glorieux et sa vie d'avocat parisien. Une vie réussie et brillante, jusqu'au jour où il croise une jeune femme sur le pont Royal à Paris, et qu'elle se jette dans la Seine juste après son passage. Il ne fera rien pour tenter de la sauver. Dès lors, Clamence commence sa "chute" et finit par se remémorer les événements noirs de son passé.

Il en est ainsi à chaque fois que nous prévoyons d'assister à une adaptation d'une œuvre d'Albert Camus : un frémissement d'incertitude et la crainte bien tangible d'être déçue nous titillent systématiquement. Car nous portons l'auteur en question au pinacle, tout comme Jacques Galaud, l'enseignant-initiateur bien inspiré auprès du comédien auquel, il a proposé, un jour, cette adaptation.

Pas de raison particulière pour que, cette fois-ci, il en eût été autrement… D'autant plus qu'à nos yeux, ce roman de Camus recèle en lui bien des considérations qui nous sont propres depuis toujours : le moi, la conscience, le sens de la vie, l'absurdité de cette dernière, la solitude, la culpabilité. Entre autres.

Brigitte Corrigou
09/10/2024
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"Dub" Unité et harmonie dans la différence !

La dernière création d'Amala Dianor nous plonge dans l'univers du Dub. Au travers de différents tableaux, le chorégraphe manie avec rythme et subtilité les multiples visages du 6ᵉ art dans lequel il bâtit un puzzle artistique où ce qui lie l'ensemble est une gestuelle en opposition de styles, à la fois virevoltante et hachée, qu'ondulante et courbe.

© Pierre Gondard.
En arrière-scène, dans une lumière un peu sombre, la scénographie laisse découvrir sept grands carrés vides disposés les uns sur les autres. Celui situé en bas et au centre dessine une entrée. L'ensemble représente ainsi une maison, grande demeure avec ses pièces vides.

Devant cette scénographie, onze danseurs investissent les planches à tour de rôle, chacun y apportant sa griffe, sa marque par le style de danse qu'il incarne, comme à l'image du Dub, genre musical issu du reggae jamaïcain dont l'origine est due à une erreur de gravure de disque de l'ingénieur du son Osbourne Ruddock, alias King Tubby, en mettant du reggae en version instrumentale. En 1967, en Jamaïque, le disc-jockey Rudy Redwood va le diffuser dans un dance floor. Le succès est immédiat.

L'apogée du Dub a eu lieu dans les années soixante-dix jusqu'au milieu des années quatre-vingt. Les codes ont changé depuis, le mariage d'une hétérogénéité de tendances musicales est, depuis de nombreuses années, devenu courant. Le Dub met en exergue le couple rythmique basse et batterie en lui incorporant des effets sonores. Awir Leon, situé côté jardin derrière sa table de mixage, est aux commandes.

Safidin Alouache
17/12/2024
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"R.O.B.I.N." Un spectacle jeune public intelligent et porteur de sens

Le trio d'auteurs, Clémence Barbier, Paul Moulin, Maïa Sandoz, s'emparent du mythique Robin des Bois avec une totale liberté. L'histoire ne se situe plus dans un passé lointain fait de combats de flèches et d'épées, mais dans une réalité explicitement beaucoup plus proche de nous : une ville moderne, sécuritaire. Dans cette adaptation destinée au jeune public, Robin est un enfant vivant pauvrement avec sa mère et sa sœur dans une sorte de cité tenue d'une main de fer par un être sans scrupules, richissime et profiteur.

© DR.
C'est l'injustice sociale que les auteurs et la metteure en scène Maïa Sandoz veulent mettre au premier plan des thèmes abordés. Notre époque, qui veut que les riches soient de plus en plus riches et les pauvres de plus pauvres, sert de caisse de résonance extrêmement puissante à cette intention. Rien n'étonne, en fait, lorsque la mère de Robin et de sa sœur, Christabelle, est jetée en prison pour avoir volé un peu de nourriture dans un supermarché pour nourrir ses enfants suite à la perte de son emploi et la disparition du père. Une histoire presque banale dans notre monde, mais un acte que le bon sens répugne à condamner, tandis que les lois économiques et politiques condamnent sans aucune conscience.

Le spectacle s'adresse au sens inné de la justice que portent en eux les enfants pour, en partant de cette situation aux allures tristement documentaires et réalistes, les emporter vers une fiction porteuse d'espoir, de rires et de rêves. Les enfants Robin et Christabelle échappent aux services sociaux d'aide à l'enfance pour s'introduire dans la forêt interdite et commencer une vie affranchie des règles injustes de la cité et de leur maître, quitte à risquer les foudres de la justice.

Bruno Fougniès
13/12/2024