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Lauréats 2011 Fonds SACD Musique de Scène  15/07/2011

Le Fonds de musique de scène initié par la SACD , permet aux compositeurs d’avoir une aide à l’écriture. Il soutient le compositeur dans son projet musical et lui donne la possibilité de commander une œuvre originale pour accompagner un spectacle chorégraphique ou une pièce de théâtre. Depuis 2008, le fonds a été élargi aux musiques de scène dans les spectacles de cirque et d’arts de la rue.

Chaque année, les projets sont étudiés par une commission composée de cinq membres : deux compositeurs, un auteur, un metteur en scène et un chorégraphe.

Le 4 juillet dernier, 40 dossiers ont été examinés par la commission, présidée par Sophie Deschamps, présidente de la SACD et composée de Roland Auzet et Benjamin Hertz, compositeurs, Nacera Belaza, chorégraphe, Victor Haïm, auteur dramatique, et Jean-Marie Lecoq, auteur et metteur en scène.

7 projets ont été sélectionnés :

Le lauréat cirque :
● "Pour le meilleur et pour le pire", musique d’Helmut Nünning, texte de Kati Pikharainen et mise en scène de Victor Cathala, production du Cirque Aïtal.

Les lauréats danse :
● "Tales or the bodiless", musique de Cédric Dambrain, texte et chorégraphie d’Eszter Salamon, une production de la compagnie Botschaft Gbr.
● "Où vers ?", musique de Morgan Banguissa et Jean-Noël Françoise, chorégraphie de DeLaVallet Bidiefono, textes de DeLaVallet Bidiefono, Stéphane Babi Aubert, Morgan Banquissa, Jean-Noël Françoise, une production du Grand Gardon Blanc et de la compagnie Baninga.

Les lauréats théâtre :
● "Müller Machines", musique de Wilfried Wendling, texte de Heiner Müller, une production de la compagnie Prométhée.
● "Sous contrôle", musique de Paul Levis, texte et mise en scène de Frédéric Sonntag, une production de la compagnie Asa Nisi Masa.
● "Iceberg", musique d’Alexandre Lévy, texte de Cécile Fraysse, une production de la compagnie AMK.
● "Quelqu’un m’attend de l’autre côté", musique de Jeff Benignus, texte de Claudine Galea, mise en scène d’Ève Ledig, une production du Fil Rouge Théâtre.

Pour en savoir plus sur l'action culturelle et sur l’apport essentiel de la copie privée aux différents Fonds SACD, n’hésitez pas à consultez la rubrique Soutiens/appels à projet sur le site de la SACD et le site de l’association "La culture avec la copie privée"

Photo : Assis de gauche à droite, Jean-Marie Lecoq, Nacera Belaza et Victor Haïm. Debout de gauche à droite, Roland Auzet, Benjamin Hertz et Sophie Deschamps © SACD.

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La Rédaction

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"La Chute" Une adaptation réussie portée par un jeu d'une force organique hors du commun

Dans un bar à matelots d'Amsterdam, le Mexico-City, un homme interpelle un autre homme.
Une longue conversation s'initie entre eux. Jean-Baptiste Clamence, le narrateur, exerçant dans ce bar l'intriguant métier de juge-pénitent, fait lui-même les questions et les réponses face à son interlocuteur muet.

© Philippe Hanula.
Il commence alors à lever le voile sur son passé glorieux et sa vie d'avocat parisien. Une vie réussie et brillante, jusqu'au jour où il croise une jeune femme sur le pont Royal à Paris, et qu'elle se jette dans la Seine juste après son passage. Il ne fera rien pour tenter de la sauver. Dès lors, Clamence commence sa "chute" et finit par se remémorer les événements noirs de son passé.

Il en est ainsi à chaque fois que nous prévoyons d'assister à une adaptation d'une œuvre d'Albert Camus : un frémissement d'incertitude et la crainte bien tangible d'être déçue nous titillent systématiquement. Car nous portons l'auteur en question au pinacle, tout comme Jacques Galaud, l'enseignant-initiateur bien inspiré auprès du comédien auquel, il a proposé, un jour, cette adaptation.

Pas de raison particulière pour que, cette fois-ci, il en eût été autrement… D'autant plus qu'à nos yeux, ce roman de Camus recèle en lui bien des considérations qui nous sont propres depuis toujours : le moi, la conscience, le sens de la vie, l'absurdité de cette dernière, la solitude, la culpabilité. Entre autres.

Brigitte Corrigou
09/10/2024
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"Dub" Unité et harmonie dans la différence !

La dernière création d'Amala Dianor nous plonge dans l'univers du Dub. Au travers de différents tableaux, le chorégraphe manie avec rythme et subtilité les multiples visages du 6ᵉ art dans lequel il bâtit un puzzle artistique où ce qui lie l'ensemble est une gestuelle en opposition de styles, à la fois virevoltante et hachée, qu'ondulante et courbe.

© Pierre Gondard.
En arrière-scène, dans une lumière un peu sombre, la scénographie laisse découvrir sept grands carrés vides disposés les uns sur les autres. Celui situé en bas et au centre dessine une entrée. L'ensemble représente ainsi une maison, grande demeure avec ses pièces vides.

Devant cette scénographie, onze danseurs investissent les planches à tour de rôle, chacun y apportant sa griffe, sa marque par le style de danse qu'il incarne, comme à l'image du Dub, genre musical issu du reggae jamaïcain dont l'origine est due à une erreur de gravure de disque de l'ingénieur du son Osbourne Ruddock, alias King Tubby, en mettant du reggae en version instrumentale. En 1967, en Jamaïque, le disc-jockey Rudy Redwood va le diffuser dans un dance floor. Le succès est immédiat.

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Safidin Alouache
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© DR.
C'est l'injustice sociale que les auteurs et la metteure en scène Maïa Sandoz veulent mettre au premier plan des thèmes abordés. Notre époque, qui veut que les riches soient de plus en plus riches et les pauvres de plus pauvres, sert de caisse de résonance extrêmement puissante à cette intention. Rien n'étonne, en fait, lorsque la mère de Robin et de sa sœur, Christabelle, est jetée en prison pour avoir volé un peu de nourriture dans un supermarché pour nourrir ses enfants suite à la perte de son emploi et la disparition du père. Une histoire presque banale dans notre monde, mais un acte que le bon sens répugne à condamner, tandis que les lois économiques et politiques condamnent sans aucune conscience.

Le spectacle s'adresse au sens inné de la justice que portent en eux les enfants pour, en partant de cette situation aux allures tristement documentaires et réalistes, les emporter vers une fiction porteuse d'espoir, de rires et de rêves. Les enfants Robin et Christabelle échappent aux services sociaux d'aide à l'enfance pour s'introduire dans la forêt interdite et commencer une vie affranchie des règles injustes de la cité et de leur maître, quitte à risquer les foudres de la justice.

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