La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.

La création musicale, tout un programme !  25/11/2011

Futurs Composés investira l'Opéra Comique samedi 3 décembre pour une journée dédiée à la création musicale. Au moment où les élections présidentielles représentent un véritable choix de société, où la place de la culture devra être essentielle, le soutien de la puissance publique à la création et aux pratiques innovantes se doit d’être réaffirmé et il est important de participer à ces débats.

Le temps d'une journée se retrouveront les responsables "culture" des différents partis et des personnalités du secteur musical pour réfléchir et débattre de la place de la création dans la politique de demain.

Plus de 30 concerts donneront à entendre une très grande diversité d'esthétiques contemporaines : arts sonores, musiques acousmatiques, électroacoustiques, électroniques, expérimentales, improvisées, instrumentales, mixtes, performances pluridisciplinaires… Sans oublier le Bar de la Création, ouvert toute la journée, où il sera possible de poursuivre les échanges et rencontrer les artistes !

Organisation de la journée :
>> 9 h 45 - 11 h 45 : Débat "Entre démocratisation et démocratie culturelle, quelle politique de l’État pour la musique ?", Foyer Favart.
En présence des responsables culture des partis politiques.
>> 11 h 45 - 13 h 15 : Concert 1, Salle Favart.
>> 14 h0 - 16 h : Débat "Entre État mécène et État facilitateur, quelles nouvelles modalités d’intervention du Ministère de la Culture ?", Foyer Favart.
En présence des responsables culture des partis politiques.
>> 16 h - 18h : Concert 2, Salle Favart.
>> 18 h 15 - 19 h 15 : Synthèse des interventions, Foyer Favart.
En présence des responsables culture des partis politiques.
>> 20 h - 23 h : Concert 3, Salle Favart.
Programmation complète sur le site de Futurs Composés.

Les intervenants présents aux débats "Quelle politique nationale pour la création musicale ?" sont :
> Pascale Bonniel-Chalier : Animatrice de la Commission Nationale Culture Europe écologie-Les Verts,
> Patrick Brunel : Animateur de la commission culture du Modem,
> Karine Gloanec-Maurin : Secrétaire nationale adjointe à la culture au Parti Socialiste,
> Alain Hayot : Corédacteur du programme culture du Front de Gauche,
> Georges-François Hirsch : Directeur de la DGCA (Direction générale de la création artistique),
> David Jisse : Directeur de la Muse en circuit, producteur radio et Vice Président de Futurs Composés,
> Jean-Michel Lucas : Maître de conférence en sciences économiques et sociales à l'Université de Rennes 2,
> Jacques Toubon : Président de la Fevis, membre de l'Hadopi, Président de la Cité Nationale de l'Histoire et de l'Immigration.
Liste sous réserve de modifications.

À noter que Futurs Composés est le réseau national de la création musicale, soutenu par La Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique (SACEM), Le Ministère de la Culture et de la Communication, La Direction Générale de la Création Artistique (DGCA), La Région Ile-de-France, La Direction Régionale des Affaires Culturelles d'Ile-de-France (DRAC), Le Conseil général du Val-de-Marne, et Le Fonds pour la Création
Musicale (FCM).

Samedi 3 décembre. Entrée libre.
Horaires : 9 h 30 - 23 h.
Lieu : Opéra Comique, place Boieldieu, Paris 2e.
>> Futurs Composés.
Lire les autres brèves.

Photo : Ensemble 2e2m © E. Kongs.
La Rédaction

Nouveau commentaire :





Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.






À Découvrir

"La Chute" Une adaptation réussie portée par un jeu d'une force organique hors du commun

Dans un bar à matelots d'Amsterdam, le Mexico-City, un homme interpelle un autre homme.
Une longue conversation s'initie entre eux. Jean-Baptiste Clamence, le narrateur, exerçant dans ce bar l'intriguant métier de juge-pénitent, fait lui-même les questions et les réponses face à son interlocuteur muet.

© Philippe Hanula.
Il commence alors à lever le voile sur son passé glorieux et sa vie d'avocat parisien. Une vie réussie et brillante, jusqu'au jour où il croise une jeune femme sur le pont Royal à Paris, et qu'elle se jette dans la Seine juste après son passage. Il ne fera rien pour tenter de la sauver. Dès lors, Clamence commence sa "chute" et finit par se remémorer les événements noirs de son passé.

Il en est ainsi à chaque fois que nous prévoyons d'assister à une adaptation d'une œuvre d'Albert Camus : un frémissement d'incertitude et la crainte bien tangible d'être déçue nous titillent systématiquement. Car nous portons l'auteur en question au pinacle, tout comme Jacques Galaud, l'enseignant-initiateur bien inspiré auprès du comédien auquel, il a proposé, un jour, cette adaptation.

Pas de raison particulière pour que, cette fois-ci, il en eût été autrement… D'autant plus qu'à nos yeux, ce roman de Camus recèle en lui bien des considérations qui nous sont propres depuis toujours : le moi, la conscience, le sens de la vie, l'absurdité de cette dernière, la solitude, la culpabilité. Entre autres.

Brigitte Corrigou
09/10/2024
Spectacle à la Une

"Dub" Unité et harmonie dans la différence !

La dernière création d'Amala Dianor nous plonge dans l'univers du Dub. Au travers de différents tableaux, le chorégraphe manie avec rythme et subtilité les multiples visages du 6ᵉ art dans lequel il bâtit un puzzle artistique où ce qui lie l'ensemble est une gestuelle en opposition de styles, à la fois virevoltante et hachée, qu'ondulante et courbe.

© Pierre Gondard.
En arrière-scène, dans une lumière un peu sombre, la scénographie laisse découvrir sept grands carrés vides disposés les uns sur les autres. Celui situé en bas et au centre dessine une entrée. L'ensemble représente ainsi une maison, grande demeure avec ses pièces vides.

Devant cette scénographie, onze danseurs investissent les planches à tour de rôle, chacun y apportant sa griffe, sa marque par le style de danse qu'il incarne, comme à l'image du Dub, genre musical issu du reggae jamaïcain dont l'origine est due à une erreur de gravure de disque de l'ingénieur du son Osbourne Ruddock, alias King Tubby, en mettant du reggae en version instrumentale. En 1967, en Jamaïque, le disc-jockey Rudy Redwood va le diffuser dans un dance floor. Le succès est immédiat.

L'apogée du Dub a eu lieu dans les années soixante-dix jusqu'au milieu des années quatre-vingt. Les codes ont changé depuis, le mariage d'une hétérogénéité de tendances musicales est, depuis de nombreuses années, devenu courant. Le Dub met en exergue le couple rythmique basse et batterie en lui incorporant des effets sonores. Awir Leon, situé côté jardin derrière sa table de mixage, est aux commandes.

Safidin Alouache
17/12/2024
Spectacle à la Une

"R.O.B.I.N." Un spectacle jeune public intelligent et porteur de sens

Le trio d'auteurs, Clémence Barbier, Paul Moulin, Maïa Sandoz, s'emparent du mythique Robin des Bois avec une totale liberté. L'histoire ne se situe plus dans un passé lointain fait de combats de flèches et d'épées, mais dans une réalité explicitement beaucoup plus proche de nous : une ville moderne, sécuritaire. Dans cette adaptation destinée au jeune public, Robin est un enfant vivant pauvrement avec sa mère et sa sœur dans une sorte de cité tenue d'une main de fer par un être sans scrupules, richissime et profiteur.

© DR.
C'est l'injustice sociale que les auteurs et la metteure en scène Maïa Sandoz veulent mettre au premier plan des thèmes abordés. Notre époque, qui veut que les riches soient de plus en plus riches et les pauvres de plus pauvres, sert de caisse de résonance extrêmement puissante à cette intention. Rien n'étonne, en fait, lorsque la mère de Robin et de sa sœur, Christabelle, est jetée en prison pour avoir volé un peu de nourriture dans un supermarché pour nourrir ses enfants suite à la perte de son emploi et la disparition du père. Une histoire presque banale dans notre monde, mais un acte que le bon sens répugne à condamner, tandis que les lois économiques et politiques condamnent sans aucune conscience.

Le spectacle s'adresse au sens inné de la justice que portent en eux les enfants pour, en partant de cette situation aux allures tristement documentaires et réalistes, les emporter vers une fiction porteuse d'espoir, de rires et de rêves. Les enfants Robin et Christabelle échappent aux services sociaux d'aide à l'enfance pour s'introduire dans la forêt interdite et commencer une vie affranchie des règles injustes de la cité et de leur maître, quitte à risquer les foudres de la justice.

Bruno Fougniès
13/12/2024