La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.



Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Concerts

Musique classique et flamenco : un mariage de passion !

Au Centre Dunois, dans le XIIIe arrondissement de Paris, une expérience intéressante devrait ravir les mélomanes et les amateurs de spectacle, jeudi 13 décembre : une rencontre hautement passionnelle entre répertoire classique et danse flamenco.



© DR.
© DR.
Une rencontre qui est d’abord celle d’artistes venus d’univers a priori différents, celui de la musique classique d’abord avec la flûtiste Véronique Maillet, le pianiste Éric Maillet et celui de la danse flamenco avec Pascale Pineda. Des artistes que lie une conception ouverte de leur art à d’autres espaces et à d’autres paysages sonores et visuels.

À un programme en partie dédié à la flûte et au piano, avec des "Gymnopédies" de Erik Satie et la Sonate de Francis Poulenc, les interprètes ont choisi d’associer la danse flamenco pour deux morceaux, dont le fameux "Boléro" de Maurice Ravel. L’interprétation se nourrit alors d’images pour enrichir une rêverie musicale, inspirée par la relation étroite et secrète entre danse espagnole et certaines compositions classiques.

On ne peut qu’être curieux de découvrir ce qui se veut un nouveau langage poétique, soutenu par les percussions de Sylvain Cabanacq, telle une nouvelle synthèse des expériences d’artistes, venus d’horizons différents et soucieux d’élargir le champ des possibles. Et d’offrir au public le meilleur de leur sensibilité et de leur talent en un fécond partage.

Concert le jeudi 13 décembre 2012 à 20 h.
Centre Dunois, 61, rue Dunois, Paris 13e, 01 45 83 44 36.

Véronique Maillet, flûte traversière.
Éric Maillet, piano.
Sylvain Cabanacq, percussions.
Pascale Pineda, danse.
Programme :
- Concerto en mi mineur pour flûte, Saverio Mercadante (1795 - 1870), transcription pour flûte et piano.
- Trois Gymnopédies, Erik Satie (1866 - 1925).
- Boléro, Maurice Ravel (1875 – 1937), transcription pour flûte et piano.
- Premier mouvement de la sonate pour flûte et piano, Francis Poulenc (1899 - 1963).

Christine Ducq
Lundi 10 Décembre 2012


1.Posté par dominiquedarcy le 13/12/2012 20:37
Ah c'est ce soir donc

2.Posté par LMC le 14/11/2018 10:03
Si j'ai l'occasion de me rendre à Paris à cette période, cela me donne une bonne idée de spectacle à voir ! Merci beaucoup pour ce conseil avisé.

Nouveau commentaire :

Concerts | Lyrique




Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.






À Découvrir

"La Chute" Une adaptation réussie portée par un jeu d'une force organique hors du commun

Dans un bar à matelots d'Amsterdam, le Mexico-City, un homme interpelle un autre homme.
Une longue conversation s'initie entre eux. Jean-Baptiste Clamence, le narrateur, exerçant dans ce bar l'intriguant métier de juge-pénitent, fait lui-même les questions et les réponses face à son interlocuteur muet.

© Philippe Hanula.
Il commence alors à lever le voile sur son passé glorieux et sa vie d'avocat parisien. Une vie réussie et brillante, jusqu'au jour où il croise une jeune femme sur le pont Royal à Paris, et qu'elle se jette dans la Seine juste après son passage. Il ne fera rien pour tenter de la sauver. Dès lors, Clamence commence sa "chute" et finit par se remémorer les événements noirs de son passé.

Il en est ainsi à chaque fois que nous prévoyons d'assister à une adaptation d'une œuvre d'Albert Camus : un frémissement d'incertitude et la crainte bien tangible d'être déçue nous titillent systématiquement. Car nous portons l'auteur en question au pinacle, tout comme Jacques Galaud, l'enseignant-initiateur bien inspiré auprès du comédien auquel, il a proposé, un jour, cette adaptation.

Pas de raison particulière pour que, cette fois-ci, il en eût été autrement… D'autant plus qu'à nos yeux, ce roman de Camus recèle en lui bien des considérations qui nous sont propres depuis toujours : le moi, la conscience, le sens de la vie, l'absurdité de cette dernière, la solitude, la culpabilité. Entre autres.

Brigitte Corrigou
09/10/2024
Spectacle à la Une

"Dub" Unité et harmonie dans la différence !

La dernière création d'Amala Dianor nous plonge dans l'univers du Dub. Au travers de différents tableaux, le chorégraphe manie avec rythme et subtilité les multiples visages du 6ᵉ art dans lequel il bâtit un puzzle artistique où ce qui lie l'ensemble est une gestuelle en opposition de styles, à la fois virevoltante et hachée, qu'ondulante et courbe.

© Pierre Gondard.
En arrière-scène, dans une lumière un peu sombre, la scénographie laisse découvrir sept grands carrés vides disposés les uns sur les autres. Celui situé en bas et au centre dessine une entrée. L'ensemble représente ainsi une maison, grande demeure avec ses pièces vides.

Devant cette scénographie, onze danseurs investissent les planches à tour de rôle, chacun y apportant sa griffe, sa marque par le style de danse qu'il incarne, comme à l'image du Dub, genre musical issu du reggae jamaïcain dont l'origine est due à une erreur de gravure de disque de l'ingénieur du son Osbourne Ruddock, alias King Tubby, en mettant du reggae en version instrumentale. En 1967, en Jamaïque, le disc-jockey Rudy Redwood va le diffuser dans un dance floor. Le succès est immédiat.

L'apogée du Dub a eu lieu dans les années soixante-dix jusqu'au milieu des années quatre-vingt. Les codes ont changé depuis, le mariage d'une hétérogénéité de tendances musicales est, depuis de nombreuses années, devenu courant. Le Dub met en exergue le couple rythmique basse et batterie en lui incorporant des effets sonores. Awir Leon, situé côté jardin derrière sa table de mixage, est aux commandes.

Safidin Alouache
17/12/2024
Spectacle à la Une

"R.O.B.I.N." Un spectacle jeune public intelligent et porteur de sens

Le trio d'auteurs, Clémence Barbier, Paul Moulin, Maïa Sandoz, s'emparent du mythique Robin des Bois avec une totale liberté. L'histoire ne se situe plus dans un passé lointain fait de combats de flèches et d'épées, mais dans une réalité explicitement beaucoup plus proche de nous : une ville moderne, sécuritaire. Dans cette adaptation destinée au jeune public, Robin est un enfant vivant pauvrement avec sa mère et sa sœur dans une sorte de cité tenue d'une main de fer par un être sans scrupules, richissime et profiteur.

© DR.
C'est l'injustice sociale que les auteurs et la metteure en scène Maïa Sandoz veulent mettre au premier plan des thèmes abordés. Notre époque, qui veut que les riches soient de plus en plus riches et les pauvres de plus pauvres, sert de caisse de résonance extrêmement puissante à cette intention. Rien n'étonne, en fait, lorsque la mère de Robin et de sa sœur, Christabelle, est jetée en prison pour avoir volé un peu de nourriture dans un supermarché pour nourrir ses enfants suite à la perte de son emploi et la disparition du père. Une histoire presque banale dans notre monde, mais un acte que le bon sens répugne à condamner, tandis que les lois économiques et politiques condamnent sans aucune conscience.

Le spectacle s'adresse au sens inné de la justice que portent en eux les enfants pour, en partant de cette situation aux allures tristement documentaires et réalistes, les emporter vers une fiction porteuse d'espoir, de rires et de rêves. Les enfants Robin et Christabelle échappent aux services sociaux d'aide à l'enfance pour s'introduire dans la forêt interdite et commencer une vie affranchie des règles injustes de la cité et de leur maître, quitte à risquer les foudres de la justice.

Bruno Fougniès
13/12/2024