La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
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La fête à Boby : un hommage jazzy-jasé.. Mais c'est Bibi aurait dit Boby ! - 16/10/2012

Si les chansons de Boby Lapointe ont donné (et donne encore) lieu à de nombreux hommages scéniques (dont l'excellent et mémorable spectacle "Aubade à Lydie" de Christine Costa dans les années quatre-vingts*), la chose est beaucoup plus rare dans le domaine discographique. "La Fête à Boby", CD que l'on doit à Jean-Marie Machado et André Minvielle, en est d'autant plus précieux... qu'il est...  

Hillbilly Rockers : ils descendent de la montagne à cheval - 22/07/2012

Un groupe de country français capable de tenir tête aux pros américains ? Ça existe. Les Hillbilly Rockers servent un country rock qui déménage, fabriqué dans les montagnes franco-suisses, mais qui sent plus la Budweiser que la raclette. Lorsqu’on s’amuse à reporter sur une carte les dates des tournées européennes de la plupart des stars de la musique country américaine, on constate un curieux...  

La d[a]nsité poétique des chansons denses de Frédéric Pagès - 06/06/2012

Deux âmes, deux cœurs, entre France et Brésil, entre paroles et musiques, unis pour un même poétique et universel chant... Ce permanent voyage des mots et des maux de nos dérives, parfois joyeuses, parfois désespérantes, c'est celui de Frédéric Pagès... Et son neuvième album est à l'image de ce chanteur-voyageur qui use des rimes et des rythmes avec la virtuosité du jongleur de rêves... puisant...  

Muz’nouch : chaos social - 14/05/2012

Des paroles qui sentent le trottoir et une musique qui n’a pas peur de se rouler dans tous les styles, voilà ce que propose le groupe caennais Muz’nouch, dans un deuxième album aux allures de voyou au cœur tendre. Ils sont quatre, comme les Beatles. La comparaison s’arrête là. Si l’on veut dénicher des influences dans la créativité des Muz’nouch, il faut plutôt aller les chercher du côté de...  

Norah Jones remet les bottes et le Stetson - 17/04/2012

Un doigt sur le piano, un autre sur le banjo, Norah Jones a retrouvé (avant de sortir son 5e opus "...Little Broken Hearts", le 30 avril) les Little Willies pour un album jazzy-bluegrass aux croisement des genres et aux vertus euphoriques, comme seuls ces satanés Américains savent en concocter. Aux États-Unis, il y a comme partout de bons et de mauvais musiciens, mais il n’y a pas de bonne ou de...  

Il faut toujours dire Jamait… - 02/04/2012

Actuellement en tournée à travers la France, Yves Jamait a décidé de fêter ses 10 ans de carrière à Paris, au Grand Rex, le mardi 3 avril accompagné, s’il vous plaît, par l’orchestre symphonique de Dijon. Cinquante ans, quatre albums, trois disques d’or, des récompenses en tous genres, Yves Jamait a connu un parcours hors normes. Il avait déjà atteint la quarantaine et pratiqué toutes sortes de...  

So Much Trouble signe le retour de l'enfant rebelle... Izia - 28/02/2012

[Victoire de la Musique Album Rock 2012] Qui a dit que le rock était mort, enfoui dans le passé avec nos groupes préférés des années soixante-dix ? En tout cas, cette idée est fausse et la jeune Izia le démontre une nouvelle fois avec un nouvel album plus pop, certes, mais plus mature vocalement. Album électrique et énergique. En effet les cordes sont au rendez-vous et notamment la basse qui fait...  

Éric Guilleton... Une ville, un soir... - 20/02/2012

Un train, une étape, une ville, un soir, un concert... de mots romantiques en notes nostalgiques, avec pour mélodie la mélancolie accordée à sa guitare, Éric Guilleton nous offre un nouveau voyage poétique dans le monde des souvenirs, des moments amoureux et des réflexions lucides de la vie qui passe... Où parfois des espoirs peuvent fleurir. Entre ambiance quai de gare et atmosphère gaie de...  

La Grande Sophie... La Place du Fantôme - 20/02/2012

Jusqu’à présent je n’avais pas été un grand fan de La Grande Sophie. J’aimais bien, mais sans plus. Or, "La Place du Fantôme", son sixième album, m’a littéralement emballé. Cela faisait déjà quelques semaines que j’entendais le premier extrait, "Ne m’oublie pas", sur France Inter et j’adorais. C’était donc avec curiosité que j’attendais de découvrir le reste de ce nouvel opus. Aujourd’hui, c’est...  

Jean My Truong... The Blue Light - 13/02/2012

Le temps a passé depuis les mythiques groupes de jazz-rock Zao (de Faton Cahen et Jeff Seffer) et l'éphémère Surya (des frères Lockwood) auxquels participa Jean My Truong entre 1971 et 1978. Mais il garda, sans aucun doute, de ces expériences, un goût prononcé pour la diversité musicale qui le conduira à jouer aussi bien avec les plus grands noms du jazz qu'à accompagner des artistes plus...  
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À Découvrir

"La Chute" Une adaptation réussie portée par un jeu d'une force organique hors du commun

Dans un bar à matelots d'Amsterdam, le Mexico-City, un homme interpelle un autre homme.
Une longue conversation s'initie entre eux. Jean-Baptiste Clamence, le narrateur, exerçant dans ce bar l'intriguant métier de juge-pénitent, fait lui-même les questions et les réponses face à son interlocuteur muet.

© Philippe Hanula.
Il commence alors à lever le voile sur son passé glorieux et sa vie d'avocat parisien. Une vie réussie et brillante, jusqu'au jour où il croise une jeune femme sur le pont Royal à Paris, et qu'elle se jette dans la Seine juste après son passage. Il ne fera rien pour tenter de la sauver. Dès lors, Clamence commence sa "chute" et finit par se remémorer les événements noirs de son passé.

Il en est ainsi à chaque fois que nous prévoyons d'assister à une adaptation d'une œuvre d'Albert Camus : un frémissement d'incertitude et la crainte bien tangible d'être déçue nous titillent systématiquement. Car nous portons l'auteur en question au pinacle, tout comme Jacques Galaud, l'enseignant-initiateur bien inspiré auprès du comédien auquel, il a proposé, un jour, cette adaptation.

Pas de raison particulière pour que, cette fois-ci, il en eût été autrement… D'autant plus qu'à nos yeux, ce roman de Camus recèle en lui bien des considérations qui nous sont propres depuis toujours : le moi, la conscience, le sens de la vie, l'absurdité de cette dernière, la solitude, la culpabilité. Entre autres.

Brigitte Corrigou
09/10/2024
Spectacle à la Une

"Dub" Unité et harmonie dans la différence !

La dernière création d'Amala Dianor nous plonge dans l'univers du Dub. Au travers de différents tableaux, le chorégraphe manie avec rythme et subtilité les multiples visages du 6ᵉ art dans lequel il bâtit un puzzle artistique où ce qui lie l'ensemble est une gestuelle en opposition de styles, à la fois virevoltante et hachée, qu'ondulante et courbe.

© Pierre Gondard.
En arrière-scène, dans une lumière un peu sombre, la scénographie laisse découvrir sept grands carrés vides disposés les uns sur les autres. Celui situé en bas et au centre dessine une entrée. L'ensemble représente ainsi une maison, grande demeure avec ses pièces vides.

Devant cette scénographie, onze danseurs investissent les planches à tour de rôle, chacun y apportant sa griffe, sa marque par le style de danse qu'il incarne, comme à l'image du Dub, genre musical issu du reggae jamaïcain dont l'origine est due à une erreur de gravure de disque de l'ingénieur du son Osbourne Ruddock, alias King Tubby, en mettant du reggae en version instrumentale. En 1967, en Jamaïque, le disc-jockey Rudy Redwood va le diffuser dans un dance floor. Le succès est immédiat.

L'apogée du Dub a eu lieu dans les années soixante-dix jusqu'au milieu des années quatre-vingt. Les codes ont changé depuis, le mariage d'une hétérogénéité de tendances musicales est, depuis de nombreuses années, devenu courant. Le Dub met en exergue le couple rythmique basse et batterie en lui incorporant des effets sonores. Awir Leon, situé côté jardin derrière sa table de mixage, est aux commandes.

Safidin Alouache
17/12/2024
Spectacle à la Une

"R.O.B.I.N." Un spectacle jeune public intelligent et porteur de sens

Le trio d'auteurs, Clémence Barbier, Paul Moulin, Maïa Sandoz, s'emparent du mythique Robin des Bois avec une totale liberté. L'histoire ne se situe plus dans un passé lointain fait de combats de flèches et d'épées, mais dans une réalité explicitement beaucoup plus proche de nous : une ville moderne, sécuritaire. Dans cette adaptation destinée au jeune public, Robin est un enfant vivant pauvrement avec sa mère et sa sœur dans une sorte de cité tenue d'une main de fer par un être sans scrupules, richissime et profiteur.

© DR.
C'est l'injustice sociale que les auteurs et la metteure en scène Maïa Sandoz veulent mettre au premier plan des thèmes abordés. Notre époque, qui veut que les riches soient de plus en plus riches et les pauvres de plus pauvres, sert de caisse de résonance extrêmement puissante à cette intention. Rien n'étonne, en fait, lorsque la mère de Robin et de sa sœur, Christabelle, est jetée en prison pour avoir volé un peu de nourriture dans un supermarché pour nourrir ses enfants suite à la perte de son emploi et la disparition du père. Une histoire presque banale dans notre monde, mais un acte que le bon sens répugne à condamner, tandis que les lois économiques et politiques condamnent sans aucune conscience.

Le spectacle s'adresse au sens inné de la justice que portent en eux les enfants pour, en partant de cette situation aux allures tristement documentaires et réalistes, les emporter vers une fiction porteuse d'espoir, de rires et de rêves. Les enfants Robin et Christabelle échappent aux services sociaux d'aide à l'enfance pour s'introduire dans la forêt interdite et commencer une vie affranchie des règles injustes de la cité et de leur maître, quitte à risquer les foudres de la justice.

Bruno Fougniès
13/12/2024