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Avignon Off 2014 : "L'Histoire du Théâtre en deux leçons"... Ou il était une fois l'histoire du théâtre...

Deux leçons de cinquante minutes. Deux acteurs. Des objets, des cartons. Un peuple d’auteurs, d’anecdotes, d’inventions, d’interactions. De l’Antiquité à nos jours, une traversée ludique et pédagogique de l’histoire du théâtre d’hier, une plongée pertinente et amoureuse dans l’histoire du théâtre d’aujourd’hui...



© DR.
© DR.
Cette forme a été conçue pour voyager dans les classes, dans le cadre d’une action artistique et pédagogique. Elle est constituée de deux leçons de cinquante minutes : jouer séparément, le temps d’un cours. "La suite au prochain épisode".

Première Leçon.
Prologue.
Monde 1. L’Antiquité grecque. Sophocle en son socle.
Monde 2. L’Antiquité romaine. Les luddi ludiques.
Monde 3. Le Moyen-âge. Le chevalier du mystère.
Monde 4. La Renaissance.
1er niveau : le siècle d’or espagnol.
2e niveau : Le théâtre Élisabéthain anglais.
3e niveau : La commedia dell’arte italienne.

Deuxième Leçon.
Monde 5. Théâtre classique français. A vos règles !
Monde 6. Le siècle des lumières. XVIIIe siècle, éclairage.
Monde 7. Le Romantisme. XIXe siècle.
Le siècle de Victor Hugo.
Monde 8. Les temps modernes. XXe siècle.
Le metteur, en scène.
Épilogue.

"L'Histoire du Théâtre en deux leçons"

Texte : Thomas Visonneau et Aurélie Ruby.
Mise en scène et interprétation : Thomas Visonneau et Aurélie Ruby.
Compagnie du Pas Suivant.
Durée : 60 minutes.
À partir de 12 ans.

Théâtre Le Grenier à Sel - 13 h 50

© DR.
© DR.
Du 5 au 27 juillet 2014 à 13 h 50.
Relâche les 12, 13 et 17 juillet.
Les deux leçons sont données en alternance.
Leçon 1 : les jours pairs. Leçon 2 : les jours impairs.
Théâtre Le Grenier à Sel, Salle B.
2, rue du rempart Saint-Lazare - 84000 Avignon.
Réservations : 04 90 27 09 11.

Contact pro :
Jérôme Sonigo - 06 87 28 36 78.

jsonigo@aliceadsl.fr

Annonce
Jeudi 26 Juin 2014

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À Découvrir

"La Chute" Une adaptation réussie portée par un jeu d'une force organique hors du commun

Dans un bar à matelots d'Amsterdam, le Mexico-City, un homme interpelle un autre homme.
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© Philippe Hanula.
Il commence alors à lever le voile sur son passé glorieux et sa vie d'avocat parisien. Une vie réussie et brillante, jusqu'au jour où il croise une jeune femme sur le pont Royal à Paris, et qu'elle se jette dans la Seine juste après son passage. Il ne fera rien pour tenter de la sauver. Dès lors, Clamence commence sa "chute" et finit par se remémorer les événements noirs de son passé.

Il en est ainsi à chaque fois que nous prévoyons d'assister à une adaptation d'une œuvre d'Albert Camus : un frémissement d'incertitude et la crainte bien tangible d'être déçue nous titillent systématiquement. Car nous portons l'auteur en question au pinacle, tout comme Jacques Galaud, l'enseignant-initiateur bien inspiré auprès du comédien auquel, il a proposé, un jour, cette adaptation.

Pas de raison particulière pour que, cette fois-ci, il en eût été autrement… D'autant plus qu'à nos yeux, ce roman de Camus recèle en lui bien des considérations qui nous sont propres depuis toujours : le moi, la conscience, le sens de la vie, l'absurdité de cette dernière, la solitude, la culpabilité. Entre autres.

Brigitte Corrigou
09/10/2024
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La dernière création d'Amala Dianor nous plonge dans l'univers du Dub. Au travers de différents tableaux, le chorégraphe manie avec rythme et subtilité les multiples visages du 6ᵉ art dans lequel il bâtit un puzzle artistique où ce qui lie l'ensemble est une gestuelle en opposition de styles, à la fois virevoltante et hachée, qu'ondulante et courbe.

© Pierre Gondard.
En arrière-scène, dans une lumière un peu sombre, la scénographie laisse découvrir sept grands carrés vides disposés les uns sur les autres. Celui situé en bas et au centre dessine une entrée. L'ensemble représente ainsi une maison, grande demeure avec ses pièces vides.

Devant cette scénographie, onze danseurs investissent les planches à tour de rôle, chacun y apportant sa griffe, sa marque par le style de danse qu'il incarne, comme à l'image du Dub, genre musical issu du reggae jamaïcain dont l'origine est due à une erreur de gravure de disque de l'ingénieur du son Osbourne Ruddock, alias King Tubby, en mettant du reggae en version instrumentale. En 1967, en Jamaïque, le disc-jockey Rudy Redwood va le diffuser dans un dance floor. Le succès est immédiat.

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© DR.
C'est l'injustice sociale que les auteurs et la metteure en scène Maïa Sandoz veulent mettre au premier plan des thèmes abordés. Notre époque, qui veut que les riches soient de plus en plus riches et les pauvres de plus pauvres, sert de caisse de résonance extrêmement puissante à cette intention. Rien n'étonne, en fait, lorsque la mère de Robin et de sa sœur, Christabelle, est jetée en prison pour avoir volé un peu de nourriture dans un supermarché pour nourrir ses enfants suite à la perte de son emploi et la disparition du père. Une histoire presque banale dans notre monde, mais un acte que le bon sens répugne à condamner, tandis que les lois économiques et politiques condamnent sans aucune conscience.

Le spectacle s'adresse au sens inné de la justice que portent en eux les enfants pour, en partant de cette situation aux allures tristement documentaires et réalistes, les emporter vers une fiction porteuse d'espoir, de rires et de rêves. Les enfants Robin et Christabelle échappent aux services sociaux d'aide à l'enfance pour s'introduire dans la forêt interdite et commencer une vie affranchie des règles injustes de la cité et de leur maître, quitte à risquer les foudres de la justice.

Bruno Fougniès
13/12/2024