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À partir du 7/06/2011, La Pépinière Théâtre, Paris, "Tu m'as sauvé la vie"

Un baron misanthrope se prend brusquement d'amitié pour un clochard qui lui a sauvé la vie... Mais ses bons sentiments n'auront qu'un temps, car chacun songe à éloigner le gêneur, que ce soit les domestiques, lesquels espéraient une part de l'héritage ou la vieille comtesse de Morhange qui souhaitait épouser le baron...



À partir du 7/06/2011, La Pépinière Théâtre, Paris, "Tu m'as sauvé la vie"
Même la ravissante marquise de Pralognan, son infirmière à domicile, l'abandonne, sa mission accomplie, pour regagner le foyer conjugal où l'attend son grand chirurgien de mari. Le baron reste seul, avec ses domestiques, plus misanthrope que jamais.

"Ce vieux baron qui, avant de se couper définitivement du monde, cherche à se reconstituer une famille au gré des aventures les plus extravagantes et les plus désenchantées, m'offre une seconde fois - la pièce avait remporté un énorme succès il y a une quinzaine d'années - le bonheur de rendre hommage à Sacha Guitry. Entouré, le rêve de tout metteur en scène, de quelques-uns parmi mes amis les plus chers : deux oiselles magnifiques, échappées de leurs volières des Deux Colombes, Catherine Griffoni et Anne-Marie Mailfer ; Jean-Pierre Castaldi, fauve débonnaire, le premier élève à s'être inscrit il y a… à mon cours d’Art Dramatique ; Pierre Chaillet, cet écervelé sorti tout droit d'un caractère de La Bruyère ou d'un proverbe de Musset ; le délicieux Sam Richez, promis à tous les emplois de séducteurs ; sans oublier les nouvelles recrues Brigitte Perrier et Denis Souppe, couple de valets envieux et vigilants ;Laurent Maillard, cuisinier délicat quand il ne parcourt pas les routes en pèlerin de Compostelle et une nouvelle Rébecca Saada, en jeune soubrette ahurie devant tant d'événements. Et pour ramener le baron dans son nid, un brancardier de charme, Julien Bonnet. Et maintenant, jouons ensemble, voulez-vous ?" Jean-Laurent Cochet.

De Sacha Guitry.
Mise en scène : Jean-Laurent Cochet assisté de Benoît Chauvin.
Avec : Jean-Laurent Cochet, Jean-Pierre Castaldi, Julien Bonnet, Pierre Chaillet, Catherine Griffoni, Anne-Marie Mailfer, Laurent Maillard, Brigitte Perrier, Sam Richer, Rebecca Saada, Denis Souppe.
Lumière : Michel Micheline.
Décor : Jean Perea.

À partir du 7 juin 2011.
Du mardi au samedi à 21 h et le samedi à 16 h.
À partir du 5 juillet : du mardi au samedi à 20 h 30 et le samedi à 17 h.
La Pépinière Opéra, Paris 2e, 01 42 61 44 16.
theatrelapepiniere.com

Annonce
Samedi 4 Juin 2011

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"La Chute" Une adaptation réussie portée par un jeu d'une force organique hors du commun

Dans un bar à matelots d'Amsterdam, le Mexico-City, un homme interpelle un autre homme.
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© Philippe Hanula.
Il commence alors à lever le voile sur son passé glorieux et sa vie d'avocat parisien. Une vie réussie et brillante, jusqu'au jour où il croise une jeune femme sur le pont Royal à Paris, et qu'elle se jette dans la Seine juste après son passage. Il ne fera rien pour tenter de la sauver. Dès lors, Clamence commence sa "chute" et finit par se remémorer les événements noirs de son passé.

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© Pierre Gondard.
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Devant cette scénographie, onze danseurs investissent les planches à tour de rôle, chacun y apportant sa griffe, sa marque par le style de danse qu'il incarne, comme à l'image du Dub, genre musical issu du reggae jamaïcain dont l'origine est due à une erreur de gravure de disque de l'ingénieur du son Osbourne Ruddock, alias King Tubby, en mettant du reggae en version instrumentale. En 1967, en Jamaïque, le disc-jockey Rudy Redwood va le diffuser dans un dance floor. Le succès est immédiat.

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© DR.
C'est l'injustice sociale que les auteurs et la metteure en scène Maïa Sandoz veulent mettre au premier plan des thèmes abordés. Notre époque, qui veut que les riches soient de plus en plus riches et les pauvres de plus pauvres, sert de caisse de résonance extrêmement puissante à cette intention. Rien n'étonne, en fait, lorsque la mère de Robin et de sa sœur, Christabelle, est jetée en prison pour avoir volé un peu de nourriture dans un supermarché pour nourrir ses enfants suite à la perte de son emploi et la disparition du père. Une histoire presque banale dans notre monde, mais un acte que le bon sens répugne à condamner, tandis que les lois économiques et politiques condamnent sans aucune conscience.

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