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25/08 au 22/10/2011, Théâtre Essaïon, Paris, "Pieds nus dans le parc"

New-York, au milieu des sixties, en plein cœur de Greenwich Village... Corie et Paul, jeunes mariés, franchissent pour la première fois le seuil de ce qui doit être leur petit nid douillet. Pour Corie, c'est le coup de foudre ! Pour Paul, c'est un désastre ! Ils sont les nouveaux locataires d'un appartement insalubre, au loyer exorbitant, au 9e étage sans ascenseur. Une comédie romantique, pop et acidulée !



25/08 au 22/10/2011, Théâtre Essaïon, Paris, "Pieds nus dans le parc"
À peine rentrés de leurs nuits de noce (il y en aura 6 !), Corie et Paul sont brutalement plongés dans la réalité d’une vie à deux, au sein d’un immeuble de fous et dans un appartement mal-fichu, plutôt laid et glacial (vitre cassée aidant) ! De plus, rien ne se passe comme prévu : les meubles n'arrivent pas, leur nouveau voisin est plutôt du genre squatteur et la mère de Corie, sous prétexte de s'occuper des tourtereaux, aurait tendance à s'incruster. Cette nouvelle vie, toute en effervescence, risque fort d’aboutir à une situation explosive…

Décalée et pleine d’humour, cette comédie romantique américaine raffinée est une véritable friandise interprétée par 5 comédiens sur-vitaminés et portée par une mise en scène pétillante… Une séduisante plongée dans l’Amérique Rock’n roll puis hippie des années 60 et 70 !

Pour le Théâtre de l’Essaïon, Yann Coeslier a créé un spectacle à la scénographie originale. "Pieds nus dans le Parc" a été conçue pour voyager partout et faire voyager son public dans un esprit pop et acidulé... et un brin psychédélique... très seventies.

Texte : Neil Simon.
Adaptation : Steve Suissa et Julie Sibony.
Mise en scène : Yann Coeslier.
Scénographie : Gümo et Anne-Sorya Fitte.
Avec : Carole Nourry, Raphaël Mondon, Marie-Laure Aubril en alternance avec Florence Cabes, Philippe Pasquini, Gaspard Legendre.

Spectacle du 25 août au 22 octobre 2011.
Du jeudi au vendredi à 21 h 30. Durée : 1 h 40.
Théâtre Essaïon, Paris 4e, 01 42 78 46 42.
www.essaion-theatre.com

Annonce
Samedi 3 Septembre 2011

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Dans un bar à matelots d'Amsterdam, le Mexico-City, un homme interpelle un autre homme.
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© Philippe Hanula.
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© Pierre Gondard.
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Devant cette scénographie, onze danseurs investissent les planches à tour de rôle, chacun y apportant sa griffe, sa marque par le style de danse qu'il incarne, comme à l'image du Dub, genre musical issu du reggae jamaïcain dont l'origine est due à une erreur de gravure de disque de l'ingénieur du son Osbourne Ruddock, alias King Tubby, en mettant du reggae en version instrumentale. En 1967, en Jamaïque, le disc-jockey Rudy Redwood va le diffuser dans un dance floor. Le succès est immédiat.

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© DR.
C'est l'injustice sociale que les auteurs et la metteure en scène Maïa Sandoz veulent mettre au premier plan des thèmes abordés. Notre époque, qui veut que les riches soient de plus en plus riches et les pauvres de plus pauvres, sert de caisse de résonance extrêmement puissante à cette intention. Rien n'étonne, en fait, lorsque la mère de Robin et de sa sœur, Christabelle, est jetée en prison pour avoir volé un peu de nourriture dans un supermarché pour nourrir ses enfants suite à la perte de son emploi et la disparition du père. Une histoire presque banale dans notre monde, mais un acte que le bon sens répugne à condamner, tandis que les lois économiques et politiques condamnent sans aucune conscience.

Le spectacle s'adresse au sens inné de la justice que portent en eux les enfants pour, en partant de cette situation aux allures tristement documentaires et réalistes, les emporter vers une fiction porteuse d'espoir, de rires et de rêves. Les enfants Robin et Christabelle échappent aux services sociaux d'aide à l'enfance pour s'introduire dans la forêt interdite et commencer une vie affranchie des règles injustes de la cité et de leur maître, quitte à risquer les foudres de la justice.

Bruno Fougniès
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