Dans cette histoire, le couple pense trop fort, trop haut, à oublier la solitude qui les étreint. Et leur dialogue revient sur lui-même. Leitmotivs qui les étranglent progressivement. Dans un évitement quasi superstitieux à dire l'absence du fils. Qui dirait leur isolement et le rétrécissement de leur vie, ce non-dit comme passé à l'étouffoir maladroit des mots et qui réapparaît sans cesse sans autre dérivatif que l'arrivée du voisin alcoolique et cardiaque, pessimiste et cynique. Qui médit.
Dans cette histoire, les jeunes sont partis, les vieux aussi à leur manière définitive. Le spectateur mesure dans les personnages l'épaisseur de l'à venir sans avenir.
Dans la mise en scène d'Étienne Pommeret, au réalisme minimaliste, le jeu est direct, puissant. Il met en valeur le texte et les comédiens. Dans l'opposition frontale entre le voisin vindicatif et le fils miraculeusement de retour mais crispé, dans les parents étouffés, cabrés, dans les non dits. Tout est évoqué, tout est montré.
Dans cette histoire, les jeunes sont partis, les vieux aussi à leur manière définitive. Le spectateur mesure dans les personnages l'épaisseur de l'à venir sans avenir.
Dans la mise en scène d'Étienne Pommeret, au réalisme minimaliste, le jeu est direct, puissant. Il met en valeur le texte et les comédiens. Dans l'opposition frontale entre le voisin vindicatif et le fils miraculeusement de retour mais crispé, dans les parents étouffés, cabrés, dans les non dits. Tout est évoqué, tout est montré.
La violence qui s'accumule et explose (derniers jaillissements de vitalité), le doute qui travaille les consciences, la peur quasi superstitieuse de la fin des histoires, l'occasion ratée (celle du retour du fils prodigue trop espérée, et avortée). Le néant qui tombe en lieu et place de la nuit.
Le spectateur est pris dans les lacs de cette histoire qui involue, qui se referme sur elle-même et que le metteur en scène conduit jusqu'au doute.
Dans cette entreprise théâtrale où chacun reste comme emmuré, le réalisme glisse dans le fantastique. Peut-être après tout que le fils n'est qu'un fantôme qui vient hanter ses parents et le voisin. Le spectateur applaudit cette prestation. Il sait que la vie n'est que songe et lanterne du voisin.
Le spectateur est pris dans les lacs de cette histoire qui involue, qui se referme sur elle-même et que le metteur en scène conduit jusqu'au doute.
Dans cette entreprise théâtrale où chacun reste comme emmuré, le réalisme glisse dans le fantastique. Peut-être après tout que le fils n'est qu'un fantôme qui vient hanter ses parents et le voisin. Le spectateur applaudit cette prestation. Il sait que la vie n'est que songe et lanterne du voisin.
"Le Fils"
Texte : Jon Fosse.
Traduction : Terje Sinding.
Mise en scène : Étienne Pommeret.
Avec : Sharif Andoura, Sophie Rodrigues, Karim Marmet, Étienne Pommeret.
Scénographie : Jean-Pierre Larroche.
Lumière : Jean-Yves Courcoux.
Costumes : Cidalia Da Costa.
Son : Valérie Bajcsa.
Production C'est pour Bientôt.
Durée : 1 h 15.
Du 4 au 13 avril 2018.
Du lundi au samedi à 20 h 30.
Théâtre L’Échangeur, Bagnolet (93), 01 43 62 71 20.
>> lechangeur.org
Traduction : Terje Sinding.
Mise en scène : Étienne Pommeret.
Avec : Sharif Andoura, Sophie Rodrigues, Karim Marmet, Étienne Pommeret.
Scénographie : Jean-Pierre Larroche.
Lumière : Jean-Yves Courcoux.
Costumes : Cidalia Da Costa.
Son : Valérie Bajcsa.
Production C'est pour Bientôt.
Durée : 1 h 15.
Du 4 au 13 avril 2018.
Du lundi au samedi à 20 h 30.
Théâtre L’Échangeur, Bagnolet (93), 01 43 62 71 20.
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