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Le Préau Centre Dramatique National de Normandie, Vire (14), recrute un(e) administrateur(trice)  04/10/2019

Au sein du CDN de Normandie - Vire, pôle national de ressources du spectacle vivant en milieu rural, lieu de création et de programmation, en lien avec une équipe de vingt personnes et sous l'autorité de Lucie Berelowitsch, directrice, et Sébastien Juilliard, directeur adjoint, l'administrateur(trice) assurera les missions suivantes :

Gestion administrative et financière de la SARL

> Établissement, suivi et contrôle des budgets, du plan de trésorerie et des bilans financiers,
supervision de la comptabilité en lien avec la cheffe comptable et le commissaire aux comptes,
> veille juridique et fiscale, mise en œuvre et suivi des évolutions légales ou réglementaires, gestion des contrats d'assurance et des relations avec les établissements bancaires.
> Suivi des relations avec les tutelles et les financeurs.
> Élaboration et suivi des dossiers de demandes de subvention, et des éléments de bilan (en particulier UNIDO, chiffres sur l'emploi artistique, statistiques de fréquentation, etc.), recherche de nouveaux financements.

Gestion des ressources humaines et animation de l'équipe permanente

> Supervision des contrats et fiches de paie, veille sociale.
> Gestion des mouvements de personnel.
> Gestion et suivi de la vie sociale du CDN.
> Animation des réunions internes et coordination.

Gestion des productions

> Évaluation financière, montage et suivi des budgets des productions déléguées du CDN, négociation et rédaction des contrats d'artistes et des spectacles, suivi des projets dans leurs phases de production et de diffusion.
> Coordination des accueils des compagnies (résidence ou diffusion).
> Évaluation financière, montage et suivi des actions de formations et de sensibilisation.

Elle participera par ailleurs, aux côtés de la directrice et du directeur adjoint, à la réflexion stratégique concernant l'activité et le développement du CDN.

Profil souhaité

- Formation supérieure en gestion et administration.
- Expérience professionnelle dans le domaine du spectacle vivant.
- Maîtrise des législations fiscales et sociales.
- Bonne connaissance des réseaux et institutions culturelles nationales.
- Sens du travail en équipe, rigueur, capacité d'organisation, d'anticipation, d'analyse et de synthèse, disponibilité (permanences régulières en soirée).
- Aisance relationnelle et rédactionnelle.

Conditions d'emploi et de rémunération

> CDI, groupe 2, salaire selon la grille Préau et la grille de la CCNEAC et expérience.
> Avantages : prime de fin d'année, mutuelle santé, tickets restaurants.

Candidature
Merci d'envoyer vos candidatures (lettre de motication + CV détaillé) à s.juilliard@lepreaucdn.fr

Date limite du dépôt des candidatures : 28 octobre 2019
Entretiens du 6 au 8 novembre 2019
Prise de poste janvier 2020

Renseignements : 02 31 66 16 00.
>> lepreaucdn.fr
La Rédaction

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À Découvrir

"La Chute" Une adaptation réussie portée par un jeu d'une force organique hors du commun

Dans un bar à matelots d'Amsterdam, le Mexico-City, un homme interpelle un autre homme.
Une longue conversation s'initie entre eux. Jean-Baptiste Clamence, le narrateur, exerçant dans ce bar l'intriguant métier de juge-pénitent, fait lui-même les questions et les réponses face à son interlocuteur muet.

© Philippe Hanula.
Il commence alors à lever le voile sur son passé glorieux et sa vie d'avocat parisien. Une vie réussie et brillante, jusqu'au jour où il croise une jeune femme sur le pont Royal à Paris, et qu'elle se jette dans la Seine juste après son passage. Il ne fera rien pour tenter de la sauver. Dès lors, Clamence commence sa "chute" et finit par se remémorer les événements noirs de son passé.

Il en est ainsi à chaque fois que nous prévoyons d'assister à une adaptation d'une œuvre d'Albert Camus : un frémissement d'incertitude et la crainte bien tangible d'être déçue nous titillent systématiquement. Car nous portons l'auteur en question au pinacle, tout comme Jacques Galaud, l'enseignant-initiateur bien inspiré auprès du comédien auquel, il a proposé, un jour, cette adaptation.

Pas de raison particulière pour que, cette fois-ci, il en eût été autrement… D'autant plus qu'à nos yeux, ce roman de Camus recèle en lui bien des considérations qui nous sont propres depuis toujours : le moi, la conscience, le sens de la vie, l'absurdité de cette dernière, la solitude, la culpabilité. Entre autres.

Brigitte Corrigou
09/10/2024
Spectacle à la Une

"Dub" Unité et harmonie dans la différence !

La dernière création d'Amala Dianor nous plonge dans l'univers du Dub. Au travers de différents tableaux, le chorégraphe manie avec rythme et subtilité les multiples visages du 6ᵉ art dans lequel il bâtit un puzzle artistique où ce qui lie l'ensemble est une gestuelle en opposition de styles, à la fois virevoltante et hachée, qu'ondulante et courbe.

© Pierre Gondard.
En arrière-scène, dans une lumière un peu sombre, la scénographie laisse découvrir sept grands carrés vides disposés les uns sur les autres. Celui situé en bas et au centre dessine une entrée. L'ensemble représente ainsi une maison, grande demeure avec ses pièces vides.

Devant cette scénographie, onze danseurs investissent les planches à tour de rôle, chacun y apportant sa griffe, sa marque par le style de danse qu'il incarne, comme à l'image du Dub, genre musical issu du reggae jamaïcain dont l'origine est due à une erreur de gravure de disque de l'ingénieur du son Osbourne Ruddock, alias King Tubby, en mettant du reggae en version instrumentale. En 1967, en Jamaïque, le disc-jockey Rudy Redwood va le diffuser dans un dance floor. Le succès est immédiat.

L'apogée du Dub a eu lieu dans les années soixante-dix jusqu'au milieu des années quatre-vingt. Les codes ont changé depuis, le mariage d'une hétérogénéité de tendances musicales est, depuis de nombreuses années, devenu courant. Le Dub met en exergue le couple rythmique basse et batterie en lui incorporant des effets sonores. Awir Leon, situé côté jardin derrière sa table de mixage, est aux commandes.

Safidin Alouache
17/12/2024
Spectacle à la Une

"R.O.B.I.N." Un spectacle jeune public intelligent et porteur de sens

Le trio d'auteurs, Clémence Barbier, Paul Moulin, Maïa Sandoz, s'emparent du mythique Robin des Bois avec une totale liberté. L'histoire ne se situe plus dans un passé lointain fait de combats de flèches et d'épées, mais dans une réalité explicitement beaucoup plus proche de nous : une ville moderne, sécuritaire. Dans cette adaptation destinée au jeune public, Robin est un enfant vivant pauvrement avec sa mère et sa sœur dans une sorte de cité tenue d'une main de fer par un être sans scrupules, richissime et profiteur.

© DR.
C'est l'injustice sociale que les auteurs et la metteure en scène Maïa Sandoz veulent mettre au premier plan des thèmes abordés. Notre époque, qui veut que les riches soient de plus en plus riches et les pauvres de plus pauvres, sert de caisse de résonance extrêmement puissante à cette intention. Rien n'étonne, en fait, lorsque la mère de Robin et de sa sœur, Christabelle, est jetée en prison pour avoir volé un peu de nourriture dans un supermarché pour nourrir ses enfants suite à la perte de son emploi et la disparition du père. Une histoire presque banale dans notre monde, mais un acte que le bon sens répugne à condamner, tandis que les lois économiques et politiques condamnent sans aucune conscience.

Le spectacle s'adresse au sens inné de la justice que portent en eux les enfants pour, en partant de cette situation aux allures tristement documentaires et réalistes, les emporter vers une fiction porteuse d'espoir, de rires et de rêves. Les enfants Robin et Christabelle échappent aux services sociaux d'aide à l'enfance pour s'introduire dans la forêt interdite et commencer une vie affranchie des règles injustes de la cité et de leur maître, quitte à risquer les foudres de la justice.

Bruno Fougniès
13/12/2024