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Fonds de Création Lyrique 2016 : Qui sont les 17 lauréats de l’année ?  12/02/2017

Composée de deux représentants du conseil d’administration de la SACD, de deux représentants du conseil d’administration de l’Adami, de deux représentants de la DGCA et d’un représentant du Fonds pour la Création Musicale, la commission du Fonds de Création Lyrique s’est réunie le 15 juin 2016 et le 16 janvier 2017 et a retenu 17 productions pour l’année 2016.

● "Forge !". Musique de Gabriel Philippot, sur un livret de Stéphan Ramirez, mise en scène de Léo Cohen -Paperman, production de l’Opéra de Reims.

● "Initio, opéra chorégraphique". Musique de Pedro Garcia-Velasquez, sur un livret d’Alexandre Salcède, chorégraphie et mise en scène de Tatiana Julien, production de l’Ensemble Le Balcon.

● "Je suis un homme ridicule". Musique de Sébastien Gaxie, sur un livret et une mise en scène de Volodia Serre, production de l’Ensemble 2e2m.

● "Kamchatka". Musique de Daniel D’Adamo, sur un livret de Marcelo Figueras, mise en scène de Marc Baylet-Delperier, production de l’Ensemble Almaviva.

● "Kein Licht". Musique de Philippe Manoury, sur un livret d’Elfriede Jelinek, mise en scène de Nicolas Stemann, production du Théâtre National de l’Opéra-Comique (Paris).

● "La princesse légère". Musique de Violeta Cruz, sur un livret de Gilles Rico, mise en scène de Jos Houben, production du Théâtre National de l’Opéra-Comique (Paris).

● "Little Nemo". Musique de David Chaillou, sur un livret d’Olivier Balazuc et Arnaud Delalande, mise en scène d’Olivier Balazuc, production d’Angers-Nantes Opéra.

● "Les Constellation". Musique de Joséphine Stephenson, sur un livret et une mise en scène d’Antoine Thiollier, production Miroirs Étendus.

● "L’Opéra Porno". Musique de Nicolas Ducloux, sur un livret et une mise en scène de Pierre Guillois, production Le Fils du grand réseau.

● "Mririda". Musique d’Ahmed Essyad, sur un livret de Claudine Galea, mise en scène d’Olivier Achard, production de l’Opéra National du Rhin (Strasbourg).

● "Oliver Twist, le musical". Musique de Shay Alon, sur un livret de Christopher Delarue, mise en scène de Ladislas Chollat, production de Sistabro Production.

● "Olympia ou la mécanique des sentiments". Musique de Jérôme Boudin-Clauzel, sur un livret de Vanessa Callico, mise en scène de William Mesguich, production Coïncidences vocales.

● "Pinocchio". Musique de Philippe Boesmans, sur un livret et une mise en scène de Joël Pommerat, production du Festival d’Aix-en-Provence.

● "QaraQorum". Musique et livret de François-Bernard Mâche, mise en scène d’Alain Patiès, production La Grande Fugue.

● "Rose et Rose". Musique d’Alvaro Bello, sur un livret de Valérie Alane, mise en scène de Jean-Michel Fournereau, production du CRÉA.

● "Trompe la mort". Musique et livret de Luca Francesconi, mise en scène de Guy Cassiers, production de l’Opéra national de Paris.

● "Votre Faust". Musique d’Henri Pousseur, sur un livret de Michel Butor, mise en scène d’Aliénor Dauchez, production La Cage.

Depuis plus de vingt ans, le Fonds de Création Lyrique initié et géré par la SACD repose sur un partenariat de la SACD avec le Ministère de la Culture et de la Communication, l’Adami et Le Fonds pour la Création Musicale. Ce fonds a pour mission de soutenir les projets professionnels de création et de reprise d’œuvres contemporaines pour l’opéra, le théâtre musical ou la comédie musicale. Il permet chaque année à de nombreuses œuvres d’être jouées dans de grands théâtres lyriques français, ainsi que dans de plus petites structures.

La copie privée est une source de financement capitale pour les auteurs. Pour en savoir plus sur l'action culturelle et sur l’apport essentiel de la copie privée aux différents Fonds SACD, consulter le site de la SACD et le site de l’association "La culture avec la copie privée". Les demandes des soutiens de l’action culturelle s’effectuent en ligne sur le Portail des soutiens.
>> sacd.fr

Communiqué SACD du 7 février 2017

Photo : "Oliver Twist, le musical", Salle Gaveau © DR.

La Rédaction

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À Découvrir

"La Chute" Une adaptation réussie portée par un jeu d'une force organique hors du commun

Dans un bar à matelots d'Amsterdam, le Mexico-City, un homme interpelle un autre homme.
Une longue conversation s'initie entre eux. Jean-Baptiste Clamence, le narrateur, exerçant dans ce bar l'intriguant métier de juge-pénitent, fait lui-même les questions et les réponses face à son interlocuteur muet.

© Philippe Hanula.
Il commence alors à lever le voile sur son passé glorieux et sa vie d'avocat parisien. Une vie réussie et brillante, jusqu'au jour où il croise une jeune femme sur le pont Royal à Paris, et qu'elle se jette dans la Seine juste après son passage. Il ne fera rien pour tenter de la sauver. Dès lors, Clamence commence sa "chute" et finit par se remémorer les événements noirs de son passé.

Il en est ainsi à chaque fois que nous prévoyons d'assister à une adaptation d'une œuvre d'Albert Camus : un frémissement d'incertitude et la crainte bien tangible d'être déçue nous titillent systématiquement. Car nous portons l'auteur en question au pinacle, tout comme Jacques Galaud, l'enseignant-initiateur bien inspiré auprès du comédien auquel, il a proposé, un jour, cette adaptation.

Pas de raison particulière pour que, cette fois-ci, il en eût été autrement… D'autant plus qu'à nos yeux, ce roman de Camus recèle en lui bien des considérations qui nous sont propres depuis toujours : le moi, la conscience, le sens de la vie, l'absurdité de cette dernière, la solitude, la culpabilité. Entre autres.

Brigitte Corrigou
09/10/2024
Spectacle à la Une

"Dub" Unité et harmonie dans la différence !

La dernière création d'Amala Dianor nous plonge dans l'univers du Dub. Au travers de différents tableaux, le chorégraphe manie avec rythme et subtilité les multiples visages du 6ᵉ art dans lequel il bâtit un puzzle artistique où ce qui lie l'ensemble est une gestuelle en opposition de styles, à la fois virevoltante et hachée, qu'ondulante et courbe.

© Pierre Gondard.
En arrière-scène, dans une lumière un peu sombre, la scénographie laisse découvrir sept grands carrés vides disposés les uns sur les autres. Celui situé en bas et au centre dessine une entrée. L'ensemble représente ainsi une maison, grande demeure avec ses pièces vides.

Devant cette scénographie, onze danseurs investissent les planches à tour de rôle, chacun y apportant sa griffe, sa marque par le style de danse qu'il incarne, comme à l'image du Dub, genre musical issu du reggae jamaïcain dont l'origine est due à une erreur de gravure de disque de l'ingénieur du son Osbourne Ruddock, alias King Tubby, en mettant du reggae en version instrumentale. En 1967, en Jamaïque, le disc-jockey Rudy Redwood va le diffuser dans un dance floor. Le succès est immédiat.

L'apogée du Dub a eu lieu dans les années soixante-dix jusqu'au milieu des années quatre-vingt. Les codes ont changé depuis, le mariage d'une hétérogénéité de tendances musicales est, depuis de nombreuses années, devenu courant. Le Dub met en exergue le couple rythmique basse et batterie en lui incorporant des effets sonores. Awir Leon, situé côté jardin derrière sa table de mixage, est aux commandes.

Safidin Alouache
17/12/2024
Spectacle à la Une

"La vie secrète des vieux" Aimer même trop, même mal… Aimer jusqu'à la déchirure

"Telle est ma quête", ainsi parlait l'Homme de la Mancha de Jacques Brel au Théâtre des Champs-Élysées en 1968… Une quête qu'ont fait leur cette troupe de vieux messieurs et vieilles dames "indignes" (cf. "La vieille dame indigne" de René Allio, 1965, véritable ode à la liberté) avides de vivre "jusqu'au bout" (ouaf… la crudité revendiquée de leur langue émancipée y autorise) ce qui constitue, n'en déplaise aux catholiques conservateurs, le sel de l'existence. Autour de leur metteur en scène, Mohamed El Khatib, ils vont bousculer les règles de la bienséance apprise pour dire sereinement l'amour chevillé au corps des vieux.

© Christophe Raynaud de Lage.
Votre ticket n'est plus valable. Prenez vos pilules, jouez au Monopoly, au Scrabble, regardez la télé… des jeux de votre âge quoi ! Et surtout, ayez la dignité d'attendre la mort en silence, on ne veut pas entendre vos jérémiades et – encore moins ! – vos chuchotements de plaisir et vos cris d'amour… Mohamed El Khatib, fin observateur des us et coutumes de nos sociétés occidentales, a documenté son projet théâtral par une série d'entretiens pris sur le vif en Ehpad au moment de la Covid, des mouroirs avec eau et électricité à tous les étages. Autour de lui et d'une aide-soignante, artiste professionnelle pétillante de malice, vont exister pleinement huit vieux et vieilles revendiquant avec une belle tranquillité leur droit au sexe et à l'amour (ce sont, aussi, des sentimentaux, pas que des addicts de la baise).

Un fauteuil roulant poussé par un vieux très guilleret fait son entrée… On nous avertit alors qu'en fonction du grand âge des participant(e)s au plateau, et malgré les deux défibrillateurs à disposition, certain(e)s sont susceptibles de mourir sur scène, ce qui – on l'admettra aisément – est un meilleur destin que mourir en Ehpad… Humour noir et vieilles dentelles, le ton est donné. De son fauteuil, la doyenne de la troupe, 91 ans, Belge et ancienne présentatrice du journal TV, va ar-ti-cu-ler son texte, elle qui a renoncé à son abonnement à la Comédie-Française car "ils" ne savent plus scander, un vrai scandale ! Confiant plus sérieusement que, ce qui lui manque aujourd'hui – elle qui a eu la chance d'avoir beaucoup d'hommes –, c'est d'embrasser quelqu'un sur la bouche et de manquer à quelqu'un.

Yves Kafka
30/08/2024