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Avignon Festival & Cie : dates du OFF 2012, nouveau CA et perspectives  23/11/2011

Réunie en Assemblée Générale ce lundi 21 novembre 2011, l’association Avignon Festival & Compagnies a voté à une large majorité : l’adoption du rapport moral, du rapport financier, et a validé la proposition du Conseil d'Administration concernant la Charte du OFF pour les compagnies et les lieux ainsi que les dates du prochain festival OFF qui se déroulera du samedi 7 au samedi 28 juillet 2012.

L'assemblée générale a également validé les perspectives suivantes :
1 - La mise en place du Collège C, composé de personnalités de la société civile, de représentants des institutions et organismes culturels ainsi que d'acteurs économiques locaux prenant en compte la spécificité du OFF.
2 - La poursuite du développement :
- des publics et des professionnels à travers le site internet, les réseaux sociaux, le maillage des théâtres et festivals partenaires,
- Des partenariats internationaux à travers une semaine internationale du OFF.
3 - La mise en place :
- de résidences de création en automne ou au printemps,
- d'une Agence Technique du OFF (centre de ressources des lieux, mutualisation de moyens : aide juridique et technique, billetterie informatisée, réservations et vente de billets en lignes, locations et achats groupés de matériel),
- d’un catalogue des lieux, destiné aux compagnies et aux professionnels.
4 - La pérennisation de la présidence pendant 3 ans à partir de 2012.

Par ailleurs, devant l'importance de cette manifestation unique dans le paysage culturel national, le Ministre de la Culture et de la Communication Frédéric Mitterrand, a voulu marquer l'attachement de l’État à ce bouillonnement annuel de la création porteur d’une vision sans cesse renouvelée de la démocratisation culturelle en lui allouant pour la première fois une subvention. Ce geste de reconnaissance à l'égard des artistes et du travail accompli par Avignon Festival & Compagnies permettra l’organisation, au printemps prochain, d’une table ronde sur le OFF, ses enjeux et ses perspectives.

Élection des membres du conseil d'administration
Conformément à ses statuts, l'Assemblée a procédé à l’élection des nouveaux membres du Conseil d’Administration pour les Collèges des Compagnies et des Théâtres.
Collège des Compagnies :
• Sortantes : Mesdames Pierrette Dupoyet et Béatrice Valéro ;
• Réélue : Mme Béatrice Valéro (Alhambra - Cie Flamenco Vivo) ;
• Élu : M. Yves Cusset (Cie Un Jour J’irai).
Collège des Théâtres :
• Sortants : Mme Danielle Vantaggioli et M. Pierre Lambert ;
• Réélue : Mme Danielle Vantaggioli (Théâtre du Chien qui fume) ;
• Élue : Mme Claire Wilmart (Maison du Théâtre pour Enfants).

Le nouveau Conseil d’Administration est désormais composé de :
Collège des Compagnies : Didier Chalaux, Yves Cusset, Isabelle Decroix, Armand Eloi, Philippe Fourel, Chantal Loïal, Stéphane Roux, Béatrice Valéro.
Collège des Théâtres : Greg Germain, Bertrand Hurault, Bernard Le Corff, Danielle Vantaggioli, Claire Wilmart, Raymond Yana.
Collège des Personnalités : Monique Bout.

Conformément aux nouveaux statuts et règlement intérieur, le Conseil d’Administration se réunira prochainement pour élire son nouveau Bureau et mettre en œuvre les perspectives décidées par l’Assemblée Générale du 21 novembre.

Communiqué Avignon Festival & Cie du 22/11/2011.
Photo : Avignon Off 2011 © Gil Chauveau.
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La Rédaction

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"La Chute" Une adaptation réussie portée par un jeu d'une force organique hors du commun

Dans un bar à matelots d'Amsterdam, le Mexico-City, un homme interpelle un autre homme.
Une longue conversation s'initie entre eux. Jean-Baptiste Clamence, le narrateur, exerçant dans ce bar l'intriguant métier de juge-pénitent, fait lui-même les questions et les réponses face à son interlocuteur muet.

© Philippe Hanula.
Il commence alors à lever le voile sur son passé glorieux et sa vie d'avocat parisien. Une vie réussie et brillante, jusqu'au jour où il croise une jeune femme sur le pont Royal à Paris, et qu'elle se jette dans la Seine juste après son passage. Il ne fera rien pour tenter de la sauver. Dès lors, Clamence commence sa "chute" et finit par se remémorer les événements noirs de son passé.

Il en est ainsi à chaque fois que nous prévoyons d'assister à une adaptation d'une œuvre d'Albert Camus : un frémissement d'incertitude et la crainte bien tangible d'être déçue nous titillent systématiquement. Car nous portons l'auteur en question au pinacle, tout comme Jacques Galaud, l'enseignant-initiateur bien inspiré auprès du comédien auquel, il a proposé, un jour, cette adaptation.

Pas de raison particulière pour que, cette fois-ci, il en eût été autrement… D'autant plus qu'à nos yeux, ce roman de Camus recèle en lui bien des considérations qui nous sont propres depuis toujours : le moi, la conscience, le sens de la vie, l'absurdité de cette dernière, la solitude, la culpabilité. Entre autres.

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La dernière création d'Amala Dianor nous plonge dans l'univers du Dub. Au travers de différents tableaux, le chorégraphe manie avec rythme et subtilité les multiples visages du 6ᵉ art dans lequel il bâtit un puzzle artistique où ce qui lie l'ensemble est une gestuelle en opposition de styles, à la fois virevoltante et hachée, qu'ondulante et courbe.

© Pierre Gondard.
En arrière-scène, dans une lumière un peu sombre, la scénographie laisse découvrir sept grands carrés vides disposés les uns sur les autres. Celui situé en bas et au centre dessine une entrée. L'ensemble représente ainsi une maison, grande demeure avec ses pièces vides.

Devant cette scénographie, onze danseurs investissent les planches à tour de rôle, chacun y apportant sa griffe, sa marque par le style de danse qu'il incarne, comme à l'image du Dub, genre musical issu du reggae jamaïcain dont l'origine est due à une erreur de gravure de disque de l'ingénieur du son Osbourne Ruddock, alias King Tubby, en mettant du reggae en version instrumentale. En 1967, en Jamaïque, le disc-jockey Rudy Redwood va le diffuser dans un dance floor. Le succès est immédiat.

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© DR.
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