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"Adieu Monsieur Haffmann" Prix Théâtre 2017 de la Fondation Barrière  29/01/2018

Le Prix Théâtre 2017 de la Fondation Barrière "De l'écrit...à l'écran et à la scène" a été remis le 23 janvier 2018 à "Adieu Monsieur Haffmann", la première pièce de Jean-Philippe Daguerre au Petit Montaparnasse. La pièce a reçu une véritable ovation de la part des nombreux invités présents pour soutenir les comédiens présents sur scène... Réflexion et émotion étaient au rendez-vous de cette belle soirée.

Étaient présents autour des comédiens et de Dominique Desseigne, Président de la Fondation Barrière... Arnaud Ducret, Anny Duperey, Yves Renier, Arianne Massenet, Martine Chancel, Jean-Louis Debré, Catherine Jacob, François Vincentelli, Régis Warnier, Robert Pagnol, Patric Leconte, Lionel Abelanski, Philippe Caroit, Bruno Madinier, Nathalie Garçon, Eric Assous, Raphaëline Goupilleau…

Le jury Théâtre, présidé cette année par la comédienne Emmanuelle Devos, est composé de Sébastien Azzopardi, Claire Chazal, Alexandre de La Patellière, Matthieu Delaporte, Blandine Harmelin, Sylvain Merle, Alexis Michalik, José Paul et Élisabeth Tanner.

Depuis de très nombreuses années, le groupe Barrière est étroitement associé au monde des arts et de la culture avec la programmation de plus de 3 000 spectacles et animations par an. Partenaire historique des événements les plus prestigieux du monde du cinéma, organisateur et créateurs de festivals, Barrière, fort de cet ancrage culturel, décide en 1999 de créer une Fondation en soutien à la diffusion "De l'écrit à l'écran et à la scène".

Ce mécénat a pour but d'aider et de promouvoir chaque année l'écriture de nouveaux talents dans deux disciplines artistiques majeures : le cinéma et le théâtre.

La dotation globale annuelle est de 31 000 euros par discipline, répartie de la manière suivante :
8 000 € sont remis à l'auteur et 23 000 € sont attribués à la promotion de l'œuvre primée.

Depuis sa création en 1999, la Fondation Barrière a révélé de nombreux artistes qui sont aujourd'hui largement reconnus par leurs pairs et le grand public.

La pièce "Adieu Monsieur Haffmann" est actuellement en représentation au Théâtre du Petit Montparnasse.
La Rédaction

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"La Chute" Une adaptation réussie portée par un jeu d'une force organique hors du commun

Dans un bar à matelots d'Amsterdam, le Mexico-City, un homme interpelle un autre homme.
Une longue conversation s'initie entre eux. Jean-Baptiste Clamence, le narrateur, exerçant dans ce bar l'intriguant métier de juge-pénitent, fait lui-même les questions et les réponses face à son interlocuteur muet.

© Philippe Hanula.
Il commence alors à lever le voile sur son passé glorieux et sa vie d'avocat parisien. Une vie réussie et brillante, jusqu'au jour où il croise une jeune femme sur le pont Royal à Paris, et qu'elle se jette dans la Seine juste après son passage. Il ne fera rien pour tenter de la sauver. Dès lors, Clamence commence sa "chute" et finit par se remémorer les événements noirs de son passé.

Il en est ainsi à chaque fois que nous prévoyons d'assister à une adaptation d'une œuvre d'Albert Camus : un frémissement d'incertitude et la crainte bien tangible d'être déçue nous titillent systématiquement. Car nous portons l'auteur en question au pinacle, tout comme Jacques Galaud, l'enseignant-initiateur bien inspiré auprès du comédien auquel, il a proposé, un jour, cette adaptation.

Pas de raison particulière pour que, cette fois-ci, il en eût été autrement… D'autant plus qu'à nos yeux, ce roman de Camus recèle en lui bien des considérations qui nous sont propres depuis toujours : le moi, la conscience, le sens de la vie, l'absurdité de cette dernière, la solitude, la culpabilité. Entre autres.

Brigitte Corrigou
09/10/2024
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"Dub" Unité et harmonie dans la différence !

La dernière création d'Amala Dianor nous plonge dans l'univers du Dub. Au travers de différents tableaux, le chorégraphe manie avec rythme et subtilité les multiples visages du 6ᵉ art dans lequel il bâtit un puzzle artistique où ce qui lie l'ensemble est une gestuelle en opposition de styles, à la fois virevoltante et hachée, qu'ondulante et courbe.

© Pierre Gondard.
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Devant cette scénographie, onze danseurs investissent les planches à tour de rôle, chacun y apportant sa griffe, sa marque par le style de danse qu'il incarne, comme à l'image du Dub, genre musical issu du reggae jamaïcain dont l'origine est due à une erreur de gravure de disque de l'ingénieur du son Osbourne Ruddock, alias King Tubby, en mettant du reggae en version instrumentale. En 1967, en Jamaïque, le disc-jockey Rudy Redwood va le diffuser dans un dance floor. Le succès est immédiat.

L'apogée du Dub a eu lieu dans les années soixante-dix jusqu'au milieu des années quatre-vingt. Les codes ont changé depuis, le mariage d'une hétérogénéité de tendances musicales est, depuis de nombreuses années, devenu courant. Le Dub met en exergue le couple rythmique basse et batterie en lui incorporant des effets sonores. Awir Leon, situé côté jardin derrière sa table de mixage, est aux commandes.

Safidin Alouache
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Le trio d'auteurs, Clémence Barbier, Paul Moulin, Maïa Sandoz, s'emparent du mythique Robin des Bois avec une totale liberté. L'histoire ne se situe plus dans un passé lointain fait de combats de flèches et d'épées, mais dans une réalité explicitement beaucoup plus proche de nous : une ville moderne, sécuritaire. Dans cette adaptation destinée au jeune public, Robin est un enfant vivant pauvrement avec sa mère et sa sœur dans une sorte de cité tenue d'une main de fer par un être sans scrupules, richissime et profiteur.

© DR.
C'est l'injustice sociale que les auteurs et la metteure en scène Maïa Sandoz veulent mettre au premier plan des thèmes abordés. Notre époque, qui veut que les riches soient de plus en plus riches et les pauvres de plus pauvres, sert de caisse de résonance extrêmement puissante à cette intention. Rien n'étonne, en fait, lorsque la mère de Robin et de sa sœur, Christabelle, est jetée en prison pour avoir volé un peu de nourriture dans un supermarché pour nourrir ses enfants suite à la perte de son emploi et la disparition du père. Une histoire presque banale dans notre monde, mais un acte que le bon sens répugne à condamner, tandis que les lois économiques et politiques condamnent sans aucune conscience.

Le spectacle s'adresse au sens inné de la justice que portent en eux les enfants pour, en partant de cette situation aux allures tristement documentaires et réalistes, les emporter vers une fiction porteuse d'espoir, de rires et de rêves. Les enfants Robin et Christabelle échappent aux services sociaux d'aide à l'enfance pour s'introduire dans la forêt interdite et commencer une vie affranchie des règles injustes de la cité et de leur maître, quitte à risquer les foudres de la justice.

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