La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.

12 lauréats pour le fonds SACD Humour/One-man-show  15/12/2011

La SACD est le soutien historique des auteurs de l’humour dans leur grande diversité. Depuis trois ans, consciente de l’évolution de ce secteur et soucieuse de ses auteurs, la SACD a initié grâce à son action culturelle, le Fonds SACD Humour/One-man-show.

Unique en son genre, ce fonds cherche à valoriser les auteurs de l’humour et l’écriture du one-man-show. Il favorise par l’aide attribuée l’émergence des talents de demain et le soutien des auteurs confirmés.

Le jury composé de Marie-Pascale Osterrieth (auteure) Alexandre Delimoges (auteur et interprète, directeur de l’école One-man-show et du théâtre Le Bout), Thibaut Houdinière (directeur d’Atelier Théâtre Actuel), Bruno Moynot (auteur et directeur du Splendid) et du metteur en scène Philippe Sohier s’est réuni le 5 décembre dernier en présence de Gérard Krawczyk, administrateur SACD délégué à l’humour.

Pour cette troisième édition, le jury a sélectionné 12 spectacles. Ils ont été retenus pour leur originalité, la qualité et la variété des formes d’écriture choisies (mime, musique, sketchs, etc.), le jury faisant remarquer que nombre de ces spectacles sont écrits par des comédiens.

Les lauréats sont répartis en trois catégories : "découverte", "création" et "reprise".

Dans la catégorie "Découverte" :
● "Gros savon", écrit et interprété par Candice Beaudrey, mis en scène par Mélina Ferné, production La Parade d’Octave/Cie SET, représentations à partir du 3 janvier 2012, à l’Essaion Théâtre (Paris) puis en tournée.
● "Andy Cocq Garçon Manqué", écrit par Andy Cocq et Jarry, interprété par Andy Cocq, mis en scène par Isabelle Nanty, Claude Wild productions, représentations à partir du 10 janvier 2012, au Petit Gymnase (Paris).
● "Mon violon s’appelle Raymond", écrit par Kordian Heretynski, interprété par Kordian Heretynski et Pierre Damien Fitzner, mis en scène par Bernard Debreyne, Hilaretto productions, représentations à partir du 13 janvier 2012 à l’Espace culturel (Bapaume), tournée puis représentations au Palace Avignon Off.
● "Benjamin Leblanc s’expose sur scène", écrit et interprété par Benjamin Leblanc, mis en scène par Guillaume Meurice, production la Cie du Takin Doré, représentations à partir du 4 février 2012 au Théâtre Pandora (Paris) puis au Théâtre de l’Art en Scène Avignon off.
● "Première", écrit et interprété par Charly Magonza, production Mond’en Scène, représentations à partir du 5 janvier 2012 au Biplan (Lille) puis en tournée.

Dans la catégorie "Création" :
● "Gratin de famille", écrit et interprété par Marie Montoya, mis en scène par Lucie Muratet, production Palass, représentations au Théâtre du Petit Saint Martin (Paris), à partir du 2 janvier 2012.
● "Éric Antoine – Mysteric", écrit par Éric Antoine et Calista Sinclair, interprété par Éric Antoine, Calista Sinclair et Mortimer de Valence, mis en scène par Étienne de Balasy, production TS 5, en tournée à partir de mars 2012.
● "Indigne", écrit par Anne Gavard, Didier Bénureau, Éric Bidaud et Dominique Champetier, interprété par Didier Bénureau, mis en scène par Dominique Champetier, Moralès Production, représentations jusqu’au 7 janvier 2012 au Splendid (Paris) puis en tournée.

Dans la catégorie "Reprise" :
● "L’œuf, la poule ou Nicole ?", écrit et interprété par Nicole Ferroni, mis en scène par Gilles Azzopardi, production Du soleil pour demain, en tournée à partir de janvier 2012.
● Je suis top !", écrit et interprété par Blandine Métayer, production Changement de décor, représentations à partir de janvier 2012 au Théâtre de Dix Heure (Paris).
● "Crazy", écrit par Claudia Tagbo et Fabrice Eboué, interprété par Claudia Tagbo, mis en scène par Fabrice Eboué, Manoulou productions, représentations à partir du 6 janvier 2012 au Théâtre l’Européen (Paris).
● "Chose promise", écrit par Arnaud Joyet, Arnaud Tsamère et François Rollin, interprété par Arnaud Tsamère, mis en scène par Arnaud Joyet et François Rollin, 20h40 productions, représentations à partir du 16 février 2012 au théâtre l’Européen (Paris) puis en tournée.

Photo : Gérard Krawczyk, Thibaut Houdinière, Marie-Pascale Osterrieth, Alexandre de limoges, Bruno Moynot et Philippe Sohier © SACD.

>> Pour plus d’infos : le fonds SACD humour/One-man-show.
Lire les autres brèves.
La Rédaction

Nouveau commentaire :





Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.






À Découvrir

"La Chute" Une adaptation réussie portée par un jeu d'une force organique hors du commun

Dans un bar à matelots d'Amsterdam, le Mexico-City, un homme interpelle un autre homme.
Une longue conversation s'initie entre eux. Jean-Baptiste Clamence, le narrateur, exerçant dans ce bar l'intriguant métier de juge-pénitent, fait lui-même les questions et les réponses face à son interlocuteur muet.

© Philippe Hanula.
Il commence alors à lever le voile sur son passé glorieux et sa vie d'avocat parisien. Une vie réussie et brillante, jusqu'au jour où il croise une jeune femme sur le pont Royal à Paris, et qu'elle se jette dans la Seine juste après son passage. Il ne fera rien pour tenter de la sauver. Dès lors, Clamence commence sa "chute" et finit par se remémorer les événements noirs de son passé.

Il en est ainsi à chaque fois que nous prévoyons d'assister à une adaptation d'une œuvre d'Albert Camus : un frémissement d'incertitude et la crainte bien tangible d'être déçue nous titillent systématiquement. Car nous portons l'auteur en question au pinacle, tout comme Jacques Galaud, l'enseignant-initiateur bien inspiré auprès du comédien auquel, il a proposé, un jour, cette adaptation.

Pas de raison particulière pour que, cette fois-ci, il en eût été autrement… D'autant plus qu'à nos yeux, ce roman de Camus recèle en lui bien des considérations qui nous sont propres depuis toujours : le moi, la conscience, le sens de la vie, l'absurdité de cette dernière, la solitude, la culpabilité. Entre autres.

Brigitte Corrigou
09/10/2024
Spectacle à la Une

"Dub" Unité et harmonie dans la différence !

La dernière création d'Amala Dianor nous plonge dans l'univers du Dub. Au travers de différents tableaux, le chorégraphe manie avec rythme et subtilité les multiples visages du 6ᵉ art dans lequel il bâtit un puzzle artistique où ce qui lie l'ensemble est une gestuelle en opposition de styles, à la fois virevoltante et hachée, qu'ondulante et courbe.

© Pierre Gondard.
En arrière-scène, dans une lumière un peu sombre, la scénographie laisse découvrir sept grands carrés vides disposés les uns sur les autres. Celui situé en bas et au centre dessine une entrée. L'ensemble représente ainsi une maison, grande demeure avec ses pièces vides.

Devant cette scénographie, onze danseurs investissent les planches à tour de rôle, chacun y apportant sa griffe, sa marque par le style de danse qu'il incarne, comme à l'image du Dub, genre musical issu du reggae jamaïcain dont l'origine est due à une erreur de gravure de disque de l'ingénieur du son Osbourne Ruddock, alias King Tubby, en mettant du reggae en version instrumentale. En 1967, en Jamaïque, le disc-jockey Rudy Redwood va le diffuser dans un dance floor. Le succès est immédiat.

L'apogée du Dub a eu lieu dans les années soixante-dix jusqu'au milieu des années quatre-vingt. Les codes ont changé depuis, le mariage d'une hétérogénéité de tendances musicales est, depuis de nombreuses années, devenu courant. Le Dub met en exergue le couple rythmique basse et batterie en lui incorporant des effets sonores. Awir Leon, situé côté jardin derrière sa table de mixage, est aux commandes.

Safidin Alouache
17/12/2024
Spectacle à la Une

"R.O.B.I.N." Un spectacle jeune public intelligent et porteur de sens

Le trio d'auteurs, Clémence Barbier, Paul Moulin, Maïa Sandoz, s'emparent du mythique Robin des Bois avec une totale liberté. L'histoire ne se situe plus dans un passé lointain fait de combats de flèches et d'épées, mais dans une réalité explicitement beaucoup plus proche de nous : une ville moderne, sécuritaire. Dans cette adaptation destinée au jeune public, Robin est un enfant vivant pauvrement avec sa mère et sa sœur dans une sorte de cité tenue d'une main de fer par un être sans scrupules, richissime et profiteur.

© DR.
C'est l'injustice sociale que les auteurs et la metteure en scène Maïa Sandoz veulent mettre au premier plan des thèmes abordés. Notre époque, qui veut que les riches soient de plus en plus riches et les pauvres de plus pauvres, sert de caisse de résonance extrêmement puissante à cette intention. Rien n'étonne, en fait, lorsque la mère de Robin et de sa sœur, Christabelle, est jetée en prison pour avoir volé un peu de nourriture dans un supermarché pour nourrir ses enfants suite à la perte de son emploi et la disparition du père. Une histoire presque banale dans notre monde, mais un acte que le bon sens répugne à condamner, tandis que les lois économiques et politiques condamnent sans aucune conscience.

Le spectacle s'adresse au sens inné de la justice que portent en eux les enfants pour, en partant de cette situation aux allures tristement documentaires et réalistes, les emporter vers une fiction porteuse d'espoir, de rires et de rêves. Les enfants Robin et Christabelle échappent aux services sociaux d'aide à l'enfance pour s'introduire dans la forêt interdite et commencer une vie affranchie des règles injustes de la cité et de leur maître, quitte à risquer les foudres de la justice.

Bruno Fougniès
13/12/2024